Tapage nocturne au Carlton de Cannes est une histoire qui raconte une nuit agitée dans cet hôtel de la Croisette.
» Une jeune femme, qui a installé ses pénales au Carlton de Cannes, a une passion impérieuse.
Ce n’est ni la coco, ni l’opium, ni la morphine.
Ce n’est même pas la dame de pique.
Non.
La jeune femme adore… comment dire ? se faire… ah ! tant pis !… se faire donner de formidables fessées, entre minuit et quatre heures du malin, dans son dodo vaste comme un terrain de manoeuvre.
Et cette petite opération lui arrache d’affreuses et douces clameurs qui, comme bien on pense, troublent quelque peu le sommeil des voisins.
C’est au point que, l’autre matin, le peintre Jean-Gabriel Domergue, dont la chambre est contigue à celle de la fustigée volontaire, s’est plaint formellement, en son nom et au nom de sa femme, au bureau de l’hôtel, et a demandé qu’on change de chambre sa bruyante voisine.
Ce qui fut fait sans autres explications.
la jeune femme obtempéra, mais elle demanda et pprit qui était l’instigateur de la mesure dont elle était victime.
Et on l’entendit s’écrier avec une conviction indignée :
— Ah ! mince alors, ils ne s’entendent pas, ceux-là ! «
Tapage nocturne au Carlton de Cannes est un texte trouvé dans le journal « La Rampe » du 1er mars 1924.