La gare de Saint-Jeannet-La Gaude est un récit qui rappelle l’existence de cette station sur la ligne de Nice à Grasse.
» Lorsque sur la ligne du Sud-France, le voyageur venant de Nice-la-Belle ou de Grasse-la-Parfumée, débarque dans le bas-fond où est emplacée la station commune à Saint-Jeannet et à La Gaude, il cherche en vain du regard l’un ou l’autre de ces villages.
A peine aperçoit-il les quelques maisons formant la limite ouest de celui de Saint-Jeannet qui, un instant plus tôt, s’étalait à ses yeux dans sa blanche splendeur, pittoresquement groupé au pied de ce roc gigantesque et sombre qu’est le Baou.
A la sortie de la gare, il ne trouve qu’un petit châlet-restaurant, dont la façade est décorée avec une grâce rustique par les pampres verts d’une vigne s’entrelaçant avec des tiges de rosiers grimpants, de campanules et de clématites.
Ce n’est qu’une guinguette, mais combien coquette !
« Sous ma riante tonnelle, semble-t-elle lui murmurer, avant de te mettre en marche, prends pour te réconforter un verre de ce vin généreux à la jolie couleur de rubis brûlé que fournissent les crus de ces quartiers réputés de temps immémorial à vingt lieues à la ronde ».
Deux kilomètres et demi, en effet, séparent de leur gare tant l’agglomération de La Gaude que celle de Saint-Jeannet.
Aussi une courte halte est presque obligatoire. »
La gare de Saint-Jeannet-La Gaude est un texte aiguillé depuis le livre « Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes) : l’évolution d’un village frontière de Provence » par Joseph-Étienne Malaussène, publié en 1909.