Le trésor perdu de Roquebillière est une histoire qui raconte un épisode de la lutte des Barbets contre les Français de 1792 à 1814.
» Un barbet Cristini disait à qui voulait l’entendre qu’il avait tué plus de soldats français qu’il n’avait de cheveux sur la tête.
C’était peut-être exagéré mais il ne mentait point.
Un jour, en ronde au Raous, il y trouva un colonel autrichien arrêté par d’autres barbets. Bien que se battant contre les Français, l’armée austro-sarde était honnie par les Barbets.
Cristini le délivra et lui fit escorte jusque près de Saorge. Pour remerciement, l’officier lui tendit un billet à utiliser en cas de danger.
A la paix générale, Cristini fut arrêté et conduit à Tende pour être jugé.
Il fit alors appel à son protecteur qui, se rappelant du barbet, lui fit grâce.
Cristini s’en vint à Roquebillière et y mourut le 2 juin 1844, à l’âge de 75 ans.
On disait que des trésors avaient été enfouis par lui au valllon d’Espagliart mais, qu’à la suite de crues, il n’avait pu les reprendre et ils se perdirent. »
Le trésor perdu de Roquebillière est un texte enfoui dans le livre « Les Barbets à Roquebillière de 1792 à 1814 » d’Auguste Musso, publié en 1893.
Le mouvement des barbets est né en réaction contre les exactions des troupes de la Révolution après l’intégration du comté de Nice à la France.
Vers la fin de la Révolution, des brigands déguisent leurs actes de délinquance en prétendus actes de résistance et provoque au sein de la population le discrédit des barbets.