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Repos à Menton
FRANCE

Repos à Menton

par JMS 9 janvier 2025

Repos à Menton est un texte qui raconte l’arrivée dans cette ville de la Riviera d’une famille venue oublier les bombes du siège de la capitale.

 » Depuis quelques années, on n’arrive plus à Menton que par le chemin de fer.

C’est un crime de lèse-nature dont je voudrais épargner les remords à un certain nombre d’honnêtes gens.

Sans doute le chemin de fer a d’immenses avantages sur la route de terre, et quelle route ! la Corniche, la merveille de la France et de l’Italie.

Certes, en remplaçant les heures par des minutes, le train épargne surtout de douloureuses fatigues aux malades.

Mais, avant d’atteindre Menton, il passe sous le promontoire du cap Martin dans un trop long tunnel, puis il serpente jusqu’à la gare de Menton à travers des groupes de maisons et de jardins qui interceptent complétement la vue.

Je ne suis cependant pas arrivé à Menton comme on doit y arriver, à pied ou en voiture découverte, par la route de la Corniche.

C’était le 8 mars 1871.

Nous venions, mon ami Charles et son épouse Louis, ma femme, mon fils et moi, nous reposer quelques semaines, au bord de la Méditerranée, des fatigues, des privations et des émotions du siège de Paris.

A cette époque, tous les services étaient encore désorganisés par les transports de troupes.

Nous prîmes donc forcément le chemin de fer et encore notre voyage dura-t-il quatre jours entiers !

Il faisait nuit quand nous arrivâmes à Menton. Le temps était couvert ; pas même une étoile pour nous guider. En outre, il avait plu la veille et une partie de la matinée ; de larges flaques d’eau recouvraient çà et là la route détrempée.

Notre hôte, M. Viale, que je proclamerais le plus aimable des Mentonnais, s’il n’était né près de Diano-Marino, dans la Rivière de Gênes, nous attendait à la gare avec un omnibus tiré par des chevaux.

Les bagages chargés, nous montâmes dans une caisse longue, basse, étroite, percée d’un trop petit nombre d’ouvertures. La voiture roula longtemps.

Nous aperçûmes, durant la première partie du trajet, beaucoup de fenêtres ou de boutiques brillamment éclairées ; puis, à un brusque détour, d’épaisses ténèbres nous enveloppèrent.

A notre droite, la mer se brisait sur des blocs de rochers à une assez grande profondeur.

Enfin l’omnibus s’arrêta en pleine campagne.

Nous étions à la porte de notre habitation future, la charmante villa Santa Maria. Notre hôte ne nous quitta qu’après nous avoir installés, avec une complaisance vraiment touchante, dans nos deux appartements contigus.

Quand l’omnibus se fut éloigné, j’ouvris la fenêtre du salon commun. Je ne vis absolument rien que la nuit ; je n’entendis que les mugissements de la mer qui roulait avec fureur les galets de la plage, à quelques mètres de la villa. »

Repos à Menton est un texte d’Adolphe Joanne extrait du livre « Le Tour du monde », publié en janvier 1874.

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Trains à vapeur de Nice à Menton
FRANCEMONACO

Trains à vapeur de Nice à Menton

par JMS 13 décembre 2022

Trains à vapeur de Nice à Menton est un article qui détaille les étapes du doublement de cette ligne de chemin de fer de la Riviera.

 » Nous croyons intéresser nos lecteurs en donnant quelques renseignements sur l’état des travaux de la double voie de Nice à Menton.

Comme le mouvement est considérable sur cette ligne, surtout en hiver, où il n’y a pas moins de quarante trains allant de Nice à Monte Carlo, et vice versa, la Compagnie P.L.M. a agi prudemment en ne faisant exécuter ces travaux qu’au fur et à mesure, par lots successifs.

Lotissements des travaux de Nice à Menton

Un de ces lots est déjà en exploitation, c’est celui de Viilefranche à Eze. Ces travaux, commencés en novembre, 1889 ont été terminés en septembre 1890.

Trois autres lots sont en construction et les travaux en sont activement poussés.

Le premier lot est celui qui comprend la partie de ligne qui part de la gare de Nice au pont de Paillon.

Ces travaux ont été commencés en décembre 1890 et seront probablement terminés dans quinze mois.

Le deuxième lot est celui qui part du pont de Paillon à la gare de Viilefranche.

Ce lot est de beaucoup le plus important de tous. Il comprend, outre différents ponts métalliques et viaduc dont la construction présente beaucoup de difficultés à cause de la mauvaise qualité du terrain, le percement d’un second tunnel contigu à celui existant déjà à travers le col de Viilefranche.

Commencée vers la fin de 1890, cette partie de ligne pourra probablement être livrée à l’exploitation au commencement de l’année 1892.

Le troisième lot comprend la partie de ligne qui s’étend de la gare de Monaco à celle de Monte-Carlo.

Des travaux à Monaco

C’est dans ce lot qu’est comprise la construction du fameux viaduc de Sainte-Dévote. Les travaux de ce pont sont presque terminés. On a fermé ces jours derniers la dernière arche du pont, qui sera probablement terminé dans un mois. Cette œuvre d’art est une des plus remarquables qui existent sur la ligne de Marseille à Vintimille.

Reste actuellement à donner en adjudication les lots comprenant les travaux à exécuter de la gare d’Eze à Monaco, ceux de la gare de Monte-Carlo à Menton, et enfin le lot qui comprend la construction d’un nouveau pont sur le Paillon.

Empressons-nous de dire que l’adjudication de ces derniers lots est imminente et qu’il est fort probable que, vu la grande activité déployée dans cette circonstance par la Compagnie P.-L.-M., l’année 1892 ne se passera pas sans que la double voie de Nice à Monte Carlo ne soit complètement terminée et inaugurée officiellement. »

Trains à vapeur de Nice à Menton est un extrait tiré de la revue « La Coulisse » de 1891.

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En autorail de Nice à Tende (6)
FRANCEITALIE

En autorail de Nice à Tende (6)

par JMS 16 août 2022

Ce dernier épisode d’En autorail de Nice à Tende (6) chemine entre la ville de Tende, le parc du Mercantour et la vallée des Merveilles.

 » La petite ville de Tende offre au touriste suffisamment d’attraits pour le retenir quelque temps, avant de retourner vers l’agitation et les foules de la côte.

Les charmes de Tende

Il ne faut pas manquer de visiter à loisir la vieille ville qui s’étage au-dessous des ruines d’un château des Lascaris.

Elle a conservé beaucoup de caractère avec ses ruelles tortueuses impraticables aux automobiles, ses escaliers, ses passages couverts, ses toits garnis de lauzes, ses maisons qui semblent se superposer au flanc de la montagne.

Et puis, n’est-ce pas ici la porte du parc national du Mercantour ?

En pleine nature dans le Mercantour

Pas moins de trente années auront été nécessaires pour aboutir à sa réalisation, trente années de pourparlers et de discussions avec les représentants des intérêts locaux, de marchandages aussi et de compromis.

Si bien que le contour du parc du Mercantour, tel qu’il a été finalement établi n’est plus qu’une véritable dentelle et que la protection réelle de la faune en sera rendue extrêmement difficile.

Tende est également la voie d’accès à la Vallée des Merveilles, située autour du mont Bego, entre 2.000 et 2.500 mètres d’altitude, à l’intérieur du parc national.

Beauté de la vallée des Merveilles

C’est là le plus vaste ensemble de gravures rupestres de France : s’il est impossible d’en donner le nombre exact, on peut dire avec certitude qu’elles sont plus de cent mille, qui ont été piquées par martelage des rochers avec des galets de quartz par nos ancêtres du deuxième millénaire avant notre ère.

Elles représentent des têtes d’animaux cornus, parfois attelés à un araire, des armes, des dessins géométriques et plus rarement des figurations humaines.

Cet ensemble incomparable a bien évidemment suscité la convoitise de pillards, et il n’était pas rare il y a quelque temps d’en trouver des fragments détachés chez certains antiquaires…

Cette vallée, qu’on n’atteignait qu’à pied, au coeur du parc naturel, ne voilà-t-il pas que, maintenant, des  » jeeps  » sont autorisées à y véhiculer des touristes, quelles qu’en puissent être les conséquences pour la faune et la flore…

La légère amertume de ces dernières réflexions ne doit surtout pas décourager le touriste en vacances ou de passage sur la côte d’emprunter lui-même, à son tour, cette ligne de chemin de fer et de parcourir sans hâte ce trajet.

Il ne regrettera pas cette excursion hors des routes balisées, à l’allure nonchalante de cet autorail d’intérêt local. »

Ce dernier épisode d’En autorail de Nice à Tende (6) est extrait de « Sites et Monuments », bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique générale de la France, paru en avril 1981. Ces 6 épisodes sont dus à la plume de Pierre Joste.

Vous pouvez lire le premier épisode en cliquant ICI

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En autorail de Nice à Tende (5)
FRANCEITALIE

En autorail de Nice à Tende (5)

par JMS 9 août 2022

Ce cinquième épisode d’En autorail de Nice à Tende (5) décrit le parcours suivi depuis la gare de Breil à celle de Tende sur la ligne de chemin de fer entre Nice et Coni.

 » On quitte la gare de Breil. A nouveau un viaduc : mais dans ce nouveau tronçon les ouvrages ont été reconstruits en béton précontraint.

Pourtant leur style moderne possède le plus souvent une grande élégance, tel le pont de Saorge qui enjambe la Roya à 60 mètres de hauteur et celui du Scarassoui, en courbe celui-ci, mais du même type, tout aussi léger à la vue et bien inséré dans le paysage.

Beauté de la ligne Nice-Coni

La gare de Fontan, dont le village présente un aspect encore niçois et provençal, dessert, à quelque distance de là, dans un site majestueux, le village de Saorge.

Mais bientôt le train s’engage dans des gorges sauvages avant de franchir le pont du Scarassoui et d’emprunter, sitôt après, un souterrain entrecoupé de passages à l’air libre.

On aperçoit là-haut, plus haut, l’endroit où le train débouchera après avoir accompli sous terre une boucle complète.

C’est un ouvrage du même type, mais encore plus parfait, formant une spirale parfaite qui permet ensuite de sortir du tunnel soixante mètres plus haut qu’on y était entré.

Gares désaffectées sur Nice-Coni

Des viaducs à la forme ancienne, reposant sur de massifs piliers de pierre, des passages en corniche, des aperçus sur la voie plus haut et plus bas, des vues sur des pittoresques villages juchés dans la montagne, la Roya dont les flots tumultueux coulent en contrebas et que franchit la voie à diverses reprises, des gares impressionnantes et disproportionnées, certaines désaffectées, mais fort heureusement conservées et converties en colonies de vacances, les arrêts afin que le convoi descendant vienne vous croiser, dans des  » gares  » devenues bien souvent des haltes sans aucun chef de gare ni employé, autant de motifs différents d’intérêt, de curiosité, de pittoresque et même d’amusement dans leur aspect parfois anachronique.

Et c’est ainsi que l’on s’élève à une altitude supérieure à 800 mètres et que l’on parvient à la gare de Tende où peut s’achever l’excursion ferroviaire. D’autres, plus  » aventureux  » ou qui simplement disposent de plus de temps pourront pousser, une heure plus loin, au delà de la frontière, jusqu’à Coni ou Cuneo en italien ou même jusqu’à Turin… »

Ce cinquième épisode d’En autorail de Nice à Tende (5) est extrait de « Sites et Monuments », bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique générale de la France, paru en avril 1981.

Vous pouvez lire le prochain épisode en cliquant ICI

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Découverte d'une grotte près de Savone
FRANCE

Découverte d’une grotte près de Savone

par JMS 8 août 2022

Découverte d’une grotte près de Savone raconte comment des mineurs ont mis à jour par hasard cette curiosité géologique.

 » On écrit de Bergeggi, près de Savone en Ligurie, que, dans la matinée du 14 courant, pendant que les ouvriers mineurs étaient à travailler au percement d’une galerie pour la voie du chemin de fer, ils ont découvert une grotte haute de 8 mètres et d’une longueur d’environ 140 mètres.

Les employés du gouvernement et les directeurs de l’entreprise voulurent immédiatement la visiter et y trouvèrent une quantité de stalactites à colonnes et d’autres formes des plus curieuses.

Une foule nombreuse est accourue des villages de Bergeggi et de Spatorno pour visiter cette grotte curieuse, mais comme le sol et la voûte de cette grotte présentaient peu de solidité, et que sous l’action de l’atmosphère on voyait s’en écrouler différentes parties, il a été jugé à propos d’en interdire l’entrée à  tout le monde afin d’éviter des malheurs. »

Découverte d’une grotte près de Savone est un extrait d’article paru dans le journal « Le Constitutionnel » du 31 janvier 1864.

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En autorail de Nice à Tende (2)
FRANCEITALIE

En autorail de Nice à Tende (2)

par JMS 19 juillet 2022

Ce second épisode d’En autorail de Nice à Tende (2) relate la construction et la première mise en exploitation de la ligne de chemin de fer entre Nice et Coni.


 » Une convention peut donc être signée, le 6 juin 1904, entre les gouvernements français et italien, chacun d’entre eux devant étudier et construire la part lui revenant d’une ligne Nice-Coni par Sospel, une branche s’en détachant pour joindre Vintimille.


Cette ligne est concédée, pour le tronçon français, à la compagnie P.L.M. ou Paris-Lyon-Méditerranée.


Pour leur part, les Italiens menèrent leurs travaux avec célérité.


Mais, de notre côté, la construction, qui avait commencé en 1909, subit une longue interruption imputable à la première guerre mondiale, et les travaux ne furent achevés qu’en 1928.


La compagnie P.L.M. peut alors ouvrir à l’exploitation la ligne de Nice à Breil vers Coni, avec embranchement de Breil vers le sud, en direction de Vintimille.


Ce dernier tronçon traversait une portion de territoire français que les trains franchissaient portes fermées.


La distance par voie ferrée de Berne à Nice, auparavant de 902 kilomètres par Genève, Lyon et Marseille, était ainsi réduite à 592 km.

Et, en 1939, cette ligne n’était pas utilisée seulement par le trafic local, elle était empruntée également par certains express internationaux reliant Bâle à Turin puis Nice ou Vintimille. »


Ce second épisode d’En autorail de Nice à Tende (2) est extrait de « Sites et Monuments », bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique générale de la France, paru en avril 1981.

Consulter l’épisode suivant en cliquant ICI

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En autorail de Nice à Tende (1)
FRANCEITALIE

En autorail de Nice à Tende (1)

par JMS 12 juillet 2022

Ce premier épisode d’En autorail de Nice à Tende (1) raconte les conditions de création de la ligne de chemin de fer entre Nice et Coni.


 » Les lignes dites secondaires de la SNCF, c’est bien souvent – trop souvent – qu’il nous faut déplorer leur disparition, concomitante, en général, avec celle de l’école, avec le dépérissement des commerces locaux, avec la mort des villages.


Aussi, même et surtout si elle constitue actuellement une exception, convient-il de se féliciter de la remise en service de la ligne Nice-Coni.

Une curieuse aventure que l’histoire de cette ligne : conçue au milieu du XIXème siècle, elle sera inaugurée en 1979…


Dès 1853, alors que le comté de Nice et le Piémont étaient encore rattachés à la Maison de Savoie, le comte de Cavour lance le projet d’une voie ferrée reliant Turin et la mer.


Les études vont se poursuivre, de manière discontinue, durant plus de quarante années.


Entre temps, en 1860, la réunion de Nice et de la Savoie à la France était intervenue, ce qui ajoutait des complications d’ordre diplomatique aux difficultés techniques.


Et, du côté français, si les autorités civiles et les groupements économiques se prononçaient en faveur de la ligne, des craintes d’ordre militaire rendaient les pourparlers encore plus difficiles.


Enfin, en 1895, le ministre de la guerre lève son opposition. »


Ce premier épisode d’En autorail de Nice à Tende (1) est extrait de « Sites et Monuments », bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique générale de la France, paru en avril 1981.

Cliquez pour lire le second épisode.

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Les fausses religieuses de Cuers
FRANCE

Les fausses religieuses de Cuers

par JMS 7 juillet 2022

Les fausses religieuses de Cuers sont mises en scène lors d’un évènement surprenant survenu dans la gare de ce village du Var.

  » Une jeune religieuse, de passage à Lyon ces jours derniers, a fait part à une famille de notre connaissance de l’étrange fait que voici, qui s’est passé sous ses yeux.

Cette religieuse, qui appartient au couvent des Ursulines, s’embarqua mercredi à Nice.

Elle prit le compartiment réservé aux dames et s’y trouva avec deux autres religieuses portant le costume des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Aucune parole ne fut échangée entre ces trois dames jusqu’à la station de Cuers, située à moitié distance entre Nice et Toulon.

Mais à l’arrêt de cette station, trois gendarmes se présentèrent à la portière du compartiment.

L’un d’eux y promena le regard et dit aux autres : « Les voici ! »

Aussitôt, le compartiment fut envahi par les trois agents de la force publique, qui s’installèrent auprès des deux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul et leur demandèrent leurs papiers.

Le train cependant s’était remis en marche.

La jeune ursuline, fort émue de cette scène étrange, éprouva un vif sentiment de terreur en entendant ses compagnes de route répondre au brigadier avec une voix d’un timbre masculin très accentué.

On fouilla sous ses yeux les deux religieuses mâles. Elles étaient armées chacune d’une paire de pistolets.

Ces deux personnages énigmatiques ont continué, avec les gendarmes, leur toute jusqu’à Toulon, où on les a écroués. »

Les fausses religieuses de Cuers ont été découvertes dans le journal « Le Rappel » du 6 octobre 1869.

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Tarif réduit pour le Carnaval de Nice
FRANCE

Tarif réduit pour le Carnaval de Nice

par JMS 20 mai 2022

Tarif réduit pour le Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

 » La Compagnie PLM contribua pour une part au succès de nos fêtes du Carnaval de Nice.

Des réductions pour le Carnaval

En 1877, elle s’entend avec la Compagnie des Chemins de fer de la Haute-Italie pour que, à l’occasion des fêtes, les gares situées entre Gênes et Vintimille délivrent des billets directs d’aller et retour sur Nice. Ces billets furent délivrés du 10 au 13 février avec l’invariable réduction de 33 % sur le prix du tarif général.

En outre, une amélioration encore incomplète, mais qui fut jugée importante, s’opère sur le réseau PLM. Toutes les voitures de 1ère classe et les compartiments de 2ème et 3éme classes réservés aux dames furent chauffés à partir du samedi 4 novembre 1876.

Nouvelles locomotives pour Nice

Mais ce n’est pas tout. Le Phare du Littoral signalait une autre amélioration qui allait enfin permettre l’organisation des trains rapides sur une grande distance, grâce à l’adoption de nouvelles locomotives en voie de construction dans les ateliers d’Oullins et de Paris.

Les trains express ne mettront plus que douze heures pour faire le trajet Paris-Marseille, alors que le rapide lui-même employait seize heures jusqu’ici, précisait le Phare du Littoral.

La construction de soixante locomotives exigera, disait un ingénieur de la Compagnie PLM, au moins un an. On ne jouira probablement de cet avantage que pour l’Exposition Universelle de 1878.

Les facilités de voyage ne s’accordaient encore qu’au compte-gouttes.

Les journaux protestaient contre la lenteur mise à délivrer des billets d’aller et retour dans toutes les gares. Sur trois cents gares que compte le réseau PLM, disaient-ils, les billets d’aller et retour ne sont délivrés que dans cent cinquante d’entre elles, dont aucune des Alpes-Maritimes.

Prix réduits pour Nice

Ce n’était donc que pendant les fêtes du Carnaval et par faveur spéciale, que les voyageurs de notre région bénéficiaient de la réduction de 33 %.

Pas moins de douze mille voyageurs empruntèrent, disait un communiqué de la gare de Nice, les trains de plaisir organisés de Marseille et de Gênes. Ce chiffre dépasse de deux mille celui de l’année dernière. »

Tarif réduit pour le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Mille feux sur le Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Le train du plaisir pour le Carnaval de Nice
FRANCE

Le train du plaisir pour le Carnaval de Nice

par JMS 18 mars 2022

Le train du plaisir pour le Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

Le train du plaisir pour le Carnaval de Nice

Le nouveau Comité se multiplia avec une ardeur au-dessus de tout éloge à l’organisation de nos fêtes carnavalesques.

Rarement on vit saison plus brillante et plus grande affluence de visiteurs.

Dans la seule journée du Mardi Gras, on compta 2.500 voyageurs arrivés du côté de Marsei!!e et 1.000 du côté de Menton. Certes, comparés à ceux de nos jours, ces chiffres font sourire et paraissent anodins, mais en 1876, le Comité ne possédait pas encore les moyens de publicité d’aujourd’hui et son Carnaval n’exerçait pas encore cette attraction puissante qui, de nos jours, fait de Nice la Mecque universelle des plaisirs.

Et puis, c’était la première année que la Compagnie PLM. organisait un train supplémentaire pour les fêtes du Carnaval. C’était un événement. On ne voyageait encore que dans des conditions rudimentaires. Le service des trains fonctionnait moins pour les besoins du public que pour les commodités de l’exploitation.

Il fallut toute l’autorité que le duc de Castries disposait en faveur de Nice pour obtenir ce qu’on appelait à l’époque un train de plaisir et qui n’était, en somme, qu’un simple prolongement de parcours d’un train facultatif.

C’était un commencement. »

Le train du plaisir pour le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Les étrangers au Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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