Passion Riviera
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En coche vers Levens
FRANCE

En coche vers Levens

par JMS 25 avril 2023

En coche vers Levens est un récit qui raconte un voyage en attelage depuis Nice jusqu’à ce village de l’arrière-pays.

 » Un coche, un de ces vieux coches de jadis, non la majestueuse diligence Laffitte et Gaillard, qui, du Nord au Midi, véhicula nos pères — mais une patache poudreuse, détraquée, aux essieux grinçants, coiffée d’une bâche de toile tachée et rapiécée comme une cape de pauvresse, attelée de Irois haridelles couvertes de harnais raboutés de ficelles, et conduite par un cocher en blouse bleue, huché sur une dangereuse banquette sans tablier, au tremplin vermoulu, roulait au petit trot et à grand bruit de grelots et de ferrailles.

En route vers Levens

En quel pays, béni de Dieu el inconnu de l’insupportable troupeau des touristes charriés par l’Agence Cook, pouvait courir ce véhicule d’antan ?

Il était si picaresque, si démodé, il détonnait si étrangement au milieu des riches attelages niçois et montecarliens, que l’envie me prit subitement de visiter la contrée ignorée, éloignée de toute civilisation, où il allait décharger ses voyageurs primitifs, insoucieux du moderne confort.

Une place restait vide sur la banquette, et je me hissais à côté du cocher.

Quand nous eûmes laissé loin les dernières maisons du faubourg et quitté les rives pierreuses et altérées du Paillon pour nous enfoncer dans la montagne, je me demandais où le coche allait me conduire.

— Tiens, au fait ! cocher, où allons-nous ?

Il m’examina d’un œil assez effaré, et, pour toute réponse, fouetta ses haridelles.

Ce brave homme, habitué à parcourir trois cent soixante-cinq fois par an la même route, ignorait évidemment le plaisir de se laisser aller à l’aventure des chemins nouveaux et les joies de l’imprévu.

La patrie de Masséna

Cependant, à une seconde question, il se décida :

— Nous allons à Levens.

— La patrie de Masséna ?

—- Sûr que ce n’est pas Nice !

Puis il ajouta fièrement : « Nous sommes parents de Masséna, nous autres. Je m’appelle Masséna aussi, moi ! Vous n’avez pas vu mon nom ? Il est peint sur la voiture ? »

Et il me raconta qu’il était copropriétaire du coche avec un confrère, son concurrent jadis.

Mais les affaires allaient si mal et les voyageurs se faisaient si rares qu’ils s’étaient arrangés à n’avoir plus qu’une voiture.

« Souvent nous partons et revenons vides. Hier, j’ai fait dix sous. »

Pendant six lieues la route va montant, traversant des gorges, côtoyant des précipices par des paysages tantôt agrestes et riants comme des cadres d’idylle, tantôt déserts et sauvages.

Arrivée à Levens

Nous avons laissé Saint-André, Tourette, Saint-Clair, et là-bas, devant nous, plaquée sur un fond de déchiquetures bleues, surgit Levens, dans les vapeurs dorées du couchant.

Le vieux fief des Grimaldi couvre de ses grises bâtisses la crête d’un rocher aux flancs rayés de jardins, et entouré de sommets alpins.

Un débris de tour sarrasine Je domine, et les vignes verdoient parmi les ruines des murailles écroulées.

Çà et là, une meurtrière décoiffée, un angle de bastion, un coin de poterne témoigne du passé troublé de la paisible bourgade. »

En coche vers Levens est un texte tiré du livre  » Au pays de Cocagne : principauté de Monaco  » d’Hector France, publié en 1902.

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Le monde souterrain de Châteauneuf-Villevieille
FRANCE

Le monde souterrain de Châteauneuf-Villevieille

par JMS 20 avril 2023

Le monde souterrain de Châteauneuf-Villevieille est un récit qui décrit les vestiges d’une commune importante au Moyen Âge.

 » De Tourrette-Levens, un guide vous conduira à Châteauneuf.

Les inscriptions latines et l’ensemble majestueux des ruines féodales que l’on y voit, témoignent de l’importance qu’avait, au temps des Romains et au Moyen Âge, cette ville aujourd’hui abandonnée, située à 15 kilomètres de Nice.

La commune actuelle de Châteauneuf comprend les hameaux de Cantaron, de Ville-Vieille et de Bendojun, où se trouve un temple dédié à Junon.

Châteauneuf était une bourgade dont les Romains firent une station militaire.

Les ruines se composent de grandes murailles, d’un portique fortifié et d’une tour robuste, remplie de recoins, de souterrains, d’issues secrètes.

Il court sur les ruines de Châteauneuf des légendes diverses. Les populations croient encore qu’elles sont hantées par les fées.

Il y a aussi tout près de Châteauneuf, une grotte très intéressante et de beaucoup plus belle que celle de Saint-André.

On y entre en se couchant presque à plat ventre.

Au milieu de la grotte obscure se trouve un précipice dont une pierre, jetée dedans, ne peut indiquer le fond.

Cette grotte est très vaste. Les torches que l’on allume à l’intérieur produisent sur les stalagmites et les stalactites des effets de lumière vraiment fantastiques. »

Le monde souterrain de Châteauneuf-Villevieille est un texte extrait du livre « Nice pratique et pittoresque » de 1893-1894.

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La saleté des maisons de la vieille ville de Nice
FRANCE

La saleté des maisons de la vieille ville de Nice

par JMS 13 avril 2023

La saleté des maisons de la vieille ville de Nice livre les impressions défavorables d’un voyageur dépité par le manque d’hygiène.

 » A l’exception d’un petit nombre, une malpropreté extrême rend insupportable l’habitation des maisons à Nice.

En effet, une odeur nauséabonde commence à saisir dès l’escalier.

Puis, l’obscurité causée par le peu de largeur des rues est aussi augmentée par la saleté des vitres.

Car elles sont toujours couvertes extérieurement d’une épaisse couche de poussière. Elles sont, en outre, jaunies au dedans par la fumée.

De plus , les ordures des mouches en ont souvent presque détruit la transparence.

Ces insectes sont si insupportables, qu’on est obligé de couvrir les glaces avec de la soie. Voire de les nettoyer tous les jours.

Au final, rien n’annonce, dans ces maussades demeures, la moindre idée d’arrangement ou de goût.


La saleté des maisons de la vieille ville de Nice est décrite dans le livre  » Voyage dans les départements du midi de la France  » par Aubin-Louis Millin, publie entre 1807 et 1811.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé et une promenade dans le Vieux Nice présente toujours beaucoup de charme et peut fournir l’occasion de goûter une bonne socca.

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Guerre en Italie avec Garbaldi
FRANCEITALIE

Guerre en Italie avec Garibaldi

par JMS 31 mars 2023

Guerre en Italie avec Garibaldi rappellent comment 25 niçois ou mentonnais ont participé aux combats qui ont permis d’achever l’indépendance italienne aux dépens de l’Autriche.  

 » Voici les noms de ceux de nos concitoyens qui prirent part à la glorieuse expédition avec Garibaldi :

AUGER EDOUARD, né à Nice, d’Alexandre-Auguste Auger et de Thérèse Daren. Caporal au 56ème régiment, 8ème compagnie. Incorporé le 28 mai 1866. Agé de 22 ans.

BARALE AMBROISE, de Nice. Soldat au 3èmerégiment, 126ème compagnie. Incorporé le 30 mai 1866. A pris part à la rencontre du 3 juillet 1866. Est signalé présent sur la liste nominale des soldats de la 126ème compagnie, dressée le 5 juillet 1866 à Anfo, et paraphée par le capitaine-commandant G. Adolfo Venturini.

BOET MICHEL-LOUIS, de Nice. Soldat au 3e régiment, 18ème compagnie. Blessé à la main gauche, le 21 juillet, à Bezzecca.

BRACCO VICTOR, fils de Louis et de feu Gares ou Garis Margueritte. Né à Nice. Soldat au 26ème régiment, 26ème bataillon, 76ème compagnie. Incorporé le 12 juin 1866. Agé de 27 ans.

Niçois en guerre en Italie avec Garibaldi

BRERO LAZARE, fils de Fidèle Brero et de Carmela Mirsica. Né à Nice en 1842. Incorporé le 25 mai 1866. Il figure, le 9 juin 1866, avec une punition de deux jours de prison simple, appliquée par l’adjudant-major « pour avoir manqué la théorie ».

CARAVADOSSI FÉLIX, de Nice. Caporal au 26ème régiment, 78ème compagnie. A pris part au combat de Bezzecca, où il se conduisit avec une rare vaillance. Blessé, il reçut la médaille d’argent de la Valeur Militaire avec cette citation : « Par la rare valeur qu’il a déployée dans la journée pour se libérer des ennemis qui l’avaient fait prisonnier, brisa l’arme d’un soldat de l’escorte et, bien que blessé d’un coup de fusil, retourna parmi ses compagnons d’armes et continua à se battre. »

DUGO ANGE, né à Nice de feu Vincent et de feue Thérèse Luisoni. Soldat au 26ème régiment. Incorporé le 21 mai 1866. Agé de 25 ans.

FIGHIER’A CÉSAR, de Nice. Soldat au 1er bataillon de bersaglieri volontaires, 16ème compagnie. Incorporé le 11 juin 1866. Il est noté présent dans la liste nominale des hommes composant la compagnie le 31 juillet 1866, signée par le lieutenant Joseph Uziel.

Troisième guerre d’indépendance italienne

FISSORE PAOLO, né à Nice de Joseph Fissore et de Joséphine Durante. Soldat au 16ème régiment, 4ème bataillon et 15ème compagnie. Incorporé le 21 mai 1866. Agé de 21 ans.

GANDINI ADOLPHE, né à Nice, fils de Jean Gandini et de Jeanne Sander. Incorporé le 28 mai 1866 dans la compagnie volante. Soldat au 32ème régiment. A participé- au combat du 3 juillet 1866.

GIOAN AUGUSTIN, de Nice. Soldat au 3ème régiment, 16ème compagnie. Il figure à l’hôpital de Salo, dans la liste dressée à Caffaro, le 4 juillet 1866, par le commandant de sa compagnie, le capitaine Rafaelli Joseph.

GIOFFREDO ANTOINE, né à Nice de Jean Gioffredo et de Françoise Gastalon. Soldat volontaire au 28ème régiment, 78ème compagnie. Incorporé le 25 mai 1866.

GIUSTINIANI GABRIEL, de Nice. Soldat au 3ème régiment. Incorporé le 23 mai 1866 dans la compagnie volante. A pris part au combat du 3 juillet 1866.

MARINÏ EUSÈBE, de Nice, né en 1847 de Pierre Marini et de Elisa Camais. Soldat au 3ème régiment, 16ème compagnie. Incorporé le 23 mai 1866 dans la compagnie volante.

MAURAN CHARLES, de Nice, fils de feu Joseph Mauran et de la feue Joséphine Pettacchia.Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie.

MEREU LUCIEN, de Nice. Capitaine au 2ème régiment. Commandant la 7ème compagnie. Nommé capitaine le 31 mai 1866. A pris part à la bataille de Bezzecca et fut, pour sa bravoure, décoré de la médaille d’argent de la Valeur Militaire, avec la citation suivante : « Per valore dimostrato e pèr buona direzione data alla gua compagnia ». Dans la proposition d’avancement du 2 septembre 1866, signée par le commandant du régiment Acerbi on lit : « E’ un ufficiale molto sagace, attivo e pieno di coraggio. Commandera assai bene un bataglione, essendo anche molto pratico del servizio militare. »

Conflit austro-prussien de 1866

MEREU HONORÉ, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie, âgé de 20 ans, fils de feu Raimondo Mereu et de Madeleine Salvi. A pris part à la bataille de Bezzecca, au cours de laquelle il fut blessé grièvement et fait prisonnier par l’ennemi. A reçu la médaille d’argent de la Valeur Militaire avec la citation suivante : « Circondato dal nemico continuo à difendersi con la baionetta fincliè, gravemente ferito, fu fatto prigioniero. »

MILON ALEXANDRE, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie. Incorporé le 20 juin 1866.

PARODI LAURENT, de Menton. Soldat au 2ème régiment.

RAYBAUD NEPONUCÈNE, de Nice. Capitaine au 2ème régiment. Nommé capitaine le 29 mai 1866. Le 3 juillet est élevé au commandement de la compagnie du dépôt à Salo.

RAYNAUD FÉLIX, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 3ème bataillon, 12ème compagnie.

ROSANO LOUIS, de Menton. Caporal au 3ème régiment. Figure à la compagnie formée à Anfo, le 4 juillet 1866, par le lieutenant Joseph Fontana.

Mentonnais en guerre en Italie avec Garibaldi

VACCHERI PAUL, né à Nice de Joseph Vaccheri et de Madeleine Grassi. Agé de 28 ans. Soldat au 2ème régiment, 78ème compagnie. Volontaire incorporé le 2 mai 1866.

VERAXI LOUIS, né à Nice, en 1843, de feu J-B. Verani et de Maria Borel. Caporal au 31ème régiment. Incorporé le 25 mai 1866 dans la 4ème compagnie.

VIAL GEORGES, né à Nice en 1847 de Joseph Vial et de Antonietta. Soldat au 36ème régiment. Incorporé le 1er mai 1866 dans la 12ème compagnie. A pris part au combat du 3 juillet 1866.

Telle est la liste des braves dont Nice peut, à juste titre, s’enorgueillir et qui firent partie de cette glorieuse phalange de héros dont le patriotisme élevé planait au-dessus des frontières, véritables soldats de J’humanité, offrant crânement leur vie pour le noble idéal du Droit des nations et de l’Indépendance des peuples opprimés. »

Guerre en Italie avec Garibaldi, qui relate la troisième guerre d’indépendance italienne, pendant le conflit austro-prussien de 1866, est un extrait du journal « L’Eclaireur du dimanche » du 4 juin 1922.

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Mourir de faim sur la route de la Corniche
FRANCE

Mourir de faim sur la route de la Corniche

par JMS 23 février 2023

Mourir de faim sur la route de la Corniche rapporte les mésaventures de voyageurs immobilisés sur ce chemin.

La route de la Corniche, qui va de Nice vers Gênes, n’est pas des meilleures !

On la raccommode avec de gros galets, qui font faire aux voitures des soubresauts peu agréables.

C’est là, du reste, le moindre inconvénient.

Car les torrents qu’il faut passer à gué en sont un bien plus grave.

Souvent des crues d’eau subites interceptent complètement la circulation.

Il faut alors attendre trois ou quatre jours dans une affreuse auberge où l’hôte vous fait payer chèrement le plaisir de mourir de faim. »

L’histoire Mourir de faim sur la route de la Corniche vient du livre  » De Paris à Naples  » de Jules d’Aoust, paru en 1853.

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FRANCE

Trains rapides pour le Carnaval de Nice

par JMS 27 janvier 2023

Trains rapides pour le Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

« Grâce aux trains rapides de la Compagnie PLM., une foule de visiteurs donnèrent l’élan des grands déplacements ; ils vinrent à Nice, s’y installèrent et, fascinés par le ciel, séduits par les plaisirs, n’en voulurent plus repartir.

La Compagnie multiplia ses services rapides.

Elle mit en marche, pour la première fois en 1880, des trains de luxe sur Nice et sur Monaco, qui inaugurait son tir aux pigeons.

Ces trains se composaient de wagons-salons, d’un nouveau modèle, comprenant treize places de coupé.

Le confort des voitures, joint à la réduction des prix, contribua à développer le goût des voyages et Nice, par ses fêtes, fut la première à en faire l’heureuse expérience.

Il faut dire que le confort ne portait encore que sur les places de luxe.

Les malheureux voyageurs de 3ème classe ne connaissaient pas encore la sollicitude mitigée qu’on leur témoigna, plus tard, quand on s’aperçut qu’ils constituaient à la fois le nombre et le profit.

En effet, c’est dans un des trains de plaisir organisés à l’occasion du Carnaval, qu’une femme venant de Chambéry fut trouvée gelée dans un wagon et qu’on dut, à son arrivée à Nice, la transporter à l’hôpital.

Mieux que les soins, le climat assura la guérison. Ce fut encore un des miracles de notre ciel. »

Trains rapides pour le Carnaval de Nice est le dernier épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice. Ce feuilleton a été largement inspiré par les articles de Joseph Suppo, parus dans le journal « L’Eclaireur du dimanche ».

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Course des trotteurs au Carnaval de Nice
FRANCE

Course des trotteurs au Carnaval de Nice

par JMS 20 janvier 2023

Course des trotteurs au Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

« Le Lundi-Gras du 9 février 1880, la course des « Sedioli » remplaça la course d’ânes.

Courses de voiture à cheval à Nice

C’était une innovation d’importation italienne. L’organisation en avait été confiée à M. Bonnetti, de Boulogne.

Rappelons que les « Sedioli » étaient des voitures montées sur deux roues d’un grand diamètre — genre araignées, disaient les journaux — attelées de trotteurs et montées par des conducteurs vêtus comme vous et moi.

Comme aspect, cela manquait de gaieté et, de plus, l’intérêt de la course, d’ailleurs fort bien menée et très sévère, diminua en ce sens que le public ne put en suivre les péripéties.

Le but d’arrivée était fixé devant le Cercle de la Méditerranée, où une enceinte réservée, avec chaises, avait été aménagée par les soins du Comité.

Cette attraction avait attiré, dirent les journaux, plus de vingt mille personnes sur la Promenade des Anglais.

La terrasse du Cercle de la Méditerranée et les villas et jardins qui bordaient cette voie étaient noirs de monde.

Les courses commencèrent à 1 h. 45.

Chevaux sur la Promenade des Anglais

Un coup de canon, titré du château, donna le signal du départ aux neuf chevaux engagés, qui devaient courir d’abord trois par trois ; les trois vainqueurs lutteraient ensuite ensemble dans une quatrième course définitive.

La lutte fut assez vive et intéressante. Falcone l’emporta et gagna le prix de 6.000 francs.

Ces courses ne donnèrent pas grande satisfaction. La course des « Sedioli » avait vécu.

On revint, en 1881, à la course d’ânes, mais c’était pour en finir tout à fait.

Nos batailles de fleurs s’imposaient de plus en plus par leur succès ; celle du Lundi-Gras allait en 1882, à l’instar de celle du Jeudi-Gras, occuper à son tour toute l’après-midi.

Nice possédait déjà trois batailles de fleurs : Jeudi-Gras, Lundi-Gras et Mi-Carême.

Bientôt leur ampleur exigera, pour chacune d’elle, un programme spécial et une journée complète. »

Ne terminons pas sans dire que le Corso fleuri qui suivit la course des « Sedioli » fut aussi brillant qu’animé, ce qui incita le Comité à le maintenir définitivement au programme.

Course des trotteurs au Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Trains rapides pour le Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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FRANCE

Le Cercle Masséna et le Carnaval de Nice

par JMS 13 janvier 2023

Le Cercle Masséna et le Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.  

« Le bal que le Cercle Masséna donnait chaque année, le Lundi-Gras, a tenu une large place dans les attractions du Carnaval de Nice.

Ce Cercle, fondé en 1860, par la bourgeoisie niçoise et les hauts fonctionnaires publics, était l’organisateur des Courses de l’hippodrome du Var.

Il n’avait pour ancêtre que le Cercle Philharmonique, qui datait de 1826. Le Cercle de la Méditerranée n’existait que depuis 1872.

Le bal du lundi 9 février 1880 revêtit un exceptionnel éclat.

Ses salons occupaient une partie, du premier étage du pâté de maisons compris entre l’avenue de la Victoire et les rues Gioffredo, Deloye et de l’Hôtel-des-Postes, en attendant d’être transporté dans le futur Casino Municipal ; ils étaient ornés avec un goût exquis : arbustes verts et fleurs partout ; éclairage magique, buffet plantureux, rafraîchissements à profusion et organisation parfaite.

A partir de minuit, la grande table du restaurant du Cercle commença à être occupée, et bien qu’elle contînt une centaine de places, il fallut, dit le chroniqueur, la servir à diverses reprises. 

Le cotillon fut charmant et très animé, mais il s’était beaucoup fait attendre… pour attendre la dernière série des soupeurs.

Il y eut même quelque désordre, mais bast ! On s’amusa tout de même, tant bien que mal, jusque vers six heures du matin. »

Le Cercle Masséna et le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Course des trotteurs au Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Du neuf au Carnaval de Nice
FRANCE

Du neuf au Carnaval de Nice

par JMS 30 décembre 2022

Du neuf au Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

« Le Comité des fêtes du Carnaval de Nice avait décrété, en cette huitième année du Carnaval, deux innovations :

La Bataille de fleurs qui, depuis 1877, avait lieu le Lundi-Gras, après la course d’ânes pour « Gentlemen ridders », fut avancée au Jeudi-Gras, soit le 5 février 1880 ; elle devenait ainsi la fête d’ouverture du Carnaval.

La Course d’ânes, qui avait décidément fait son temps, fut supprimée, remplacée par la Course des Sedioli ou Barrocini — courses d’importation qui eurent peu de succès et coûtèrent fort cher.

Les Sedioli étaient des voitures très légères, montées sur deux roues d’un très grand diamètre, dans le genre des trotteuses américaines de l’époque. Elles étaient attelées d’un cheval et conduites par un cocher, juché sur un siège élevé.

Toutefois, sur la prière d’un certain nombre d’hivernants, le Comité maintint la Bataille de fleurs du Lundi-Gras, qui eut lieu après la course des Sedioli.

On eut donc, pour la première fois, en 1880, deux Batailles de fleurs au lieu d’une.

La tradition s’implanta ; elle fut fidèlement observée jusqu’en ces dernières années.

Le hasard fait quelquefois les choses mieux que l’initiative la mieux avisée. »

Du neuf au Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Le Préfet et le Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Le jardinier de Nice
FRANCE

Le jardinier de Nice

par JMS 28 juillet 2022

Le jardinier de Nice est un récit qui décrit la vie et l’environnement de l’écrivain Alphonse Karr sur les côtes ensoleillées de la Riviera française.

 » La promenade des Anglais conduit au jardin public, dessiné en triangle et planté d’arbres de toutes les essences : oliviers, vernis du Japon, magnolias, bruyères arborescentes, altéas, palmiers, rosiers en fleurs, géraniums, etc., qui tous y réussissent à merveille.

La musique de la garnison y joue deux fois la semaine ; les autres jours, l’orchestre est composé de virtuoses allemands.

La mode anglaise domine dans les toilettes de ville, qui sont plutôt étriquées que tapageuses. Pas la moindre crinoline. La brise de la mer seule enfle par moments les blanches tuniques des filles d’Albion.

Le consulat de France fait face au jardin public.

Le rez-de-chaussée de la maison est occupé par la boutique d’un fleuriste, marchand de légumes et de primeurs.

Sur une plaque de marbre, servant d’enseigne, on lit : ALPHONSE KARR, JARDINIER.

L’ex-romancier part tous les matins de son jardin, qu’on appelle la ferme Saint-Etienne, à un kilomètre du centre de la ville, et vient, monté sur un petit cheval blanc, donner des ordres à sa boutique.

Puis il s’en retourne greffer ses rosiers et tailler ses arbres. »

Le jardinier de Nice est un extrait du livre « Baigneuses et buveurs d’eau » de Charles Brainne, publié en 1860.

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