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Sur les quais de la gare de Cannes
FRANCE

Sur les quais de la gare de Cannes

par JMS 19 novembre 2025

Sur les quais de la gare de Cannes est un récit qui relate le départ des hivernants à la fin de la saison touristique.

 » Dans le ciel pâli par un excès de lumière, le soleil couchant exaspère l’incandescence de ses rayons qui surchauffent chaque jour un peu plus l’asphalte torride de la Croisette de Cannes.

Apothéose d’une belle journée, apothéose aussi d’une saison qui expire.

Pour tant de Parisiens, pour tant de Britanniques qui vinrent cet hiver chercher, aux bords fleuris de la Méditerranée, lumière et chaleur, cet admirable éclat de soleil méridional signifie que chez eux également, le beau temps doit être revenu.

L’endroit de Cannes le plus animé est donc, à l’heure du rapide, la modeste petite gare dont les quais étroits virent déjà débarquer, parmi une foule élégante et pressée, tant de couronnes et de célébrités.

Un peu avant l’instant fixé pour l’arrivée du Côte d’Azur-Rapide règne sous le hall enfumé une effarante animation.

Familles anglaises revêtues de ces costumes de voyage que l’on croirait devenus l’apanage des Anglais d’opérettes : La mère, haute, sèche, longuement dentée, enroulée dans un waterproof genre fourreau. Le père, carré, rouge joyeux, la pipe aux dents. Derrière cet excellent gentleman s’alignent cinq ou six boys d’âges variés mais tous également roses, frais, propres et sains.

Un couple, d’une élégance pratique arrive avec la nonchalante exactitude que donne l’habitude des longs voyages. Elle, tient un nécessaire, lui, une valise plate bariolée d’étiquettes d’hôtels. Où vont-ils maintenant ?

Encore un autre voyageur en route pour un long voyage : la massive silhouette d’un rajah hindou se détache à la porte de la salle d’attente.

A chaque instant, ce sont de nouveaux arrivants : Américains flegmatiques et d’aspect aisé, Russes aimables et enjoués, humant avec joie cette atmosphère de voyage qui semble être leur véritable élément, étudiants britanniques, aux jeunes visages imberbes sous les feutres souples à larges bords, rejoignant quelque collège d!Oxford ou de Cambridge, Roumains aux yeux profonds, la taille souple sous le veston cintré, jeunes ménages en « honeymoon », familles de braves bourgeois ; père, mère, gosses et nourrice, tous affolés, guettant avec angoisse l’arrivée du train et se prodiguant les conseils les plus saugrenus.

Le quai est une vraie fourmilière : c’est aussi une « potinière ». Des amis s’y retrouvent, des groupes se forment, des adieux s’échangent en plus de langues qu’il n’en fut parlé auprès de la tour de Babel.

Et l’on entend mal parmi le brouhaha, les cris des porteurs, poussant devant eux leurs chariots métalliques lourdement chargés de malles : Eh là : « Attention, siou plaît ! ».

Des coups de sifflets dans le lointain, un grondement d’orage qui approche, à l’horizon une masse noire accourt d’un élan puissant. Un bruit de ferraille, un halètement de forge, le souffle brûlant d’un brasier parmi des jets de vapeurs et des torrents de fumée, le choc de plus en plus lent des roues sur une plaque tournante ; et le rapide, dompté s’arrête devant nous, tandis que là-bas la locomotive tousse, souffle, crache, impatiente de reprendre sa course forcenée.

En voiture !… En voiture !… c’est une ruée à travers les portières aussitôt ouvertes.

Vite : l’arrêt n’est pas long, il s’agit de trouver sa place numérotée, d’essayer d’en dénicher une libre si l’on n’a pu s’en assurer.

En un clin d’œil le train est comble.

Un dernier adieu… le train sifle, gronde et démarre avec un martellement sourd qui bientôt se transforme en galop saccadé.

Au long du train qui glisse avec vélocité, la douce courbe du Golfe de la Napoule s’efface et disparaît, tandis qu’avec un sifflement aigû et prolongé le rapide s’engouffre entre les roches rouges de l’Estérel encadrant, par intervalles, l’incomparable paysage prématurément abandonné… »

Sur les quais de la hare de Cannes est un texte extrait du journal « Le Journal des étrangers  » du 17 avril 1920.

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L'église du village de Bordighera
ITALIE

L’église du village de Bordighera

par JMS 11 novembre 2025

L’église du village de Bordighera est un récit qui raconte la richesse intérieure de cet édifice.

 » Au faite d’une colline de la Ligurie italienne, face à la Méditerranée, à quelques kilomètres de la frontière francoitalienne, l’antique village de Bordighera, aux ruelles médiévales, groupe, étroitement resserrées, ses petites maisons basses. aux toits en terrasse, autour de son église paroissiale.

La riche décoration intérieure de cette église, ses statues de saints. sculptées en plein bois et dorées à l’or fin, ses tentures de soieries pourpre frangées d’or, ses iustres en cristaux de Venise et ses fresques délicates ne manquent pas de surprendre les touristes ou les hôtea anglais de la station hivernale de Bordighera.

Ce nouveau quartier est placé en bordure de mer, au pied de la colline, dont les somptueux hôtels et palaces se dressant au milieu des palmiers et des pins marins, des orangers et des mimosas, entourent l’admirable villa qui, durant plus de vingt années, servit de résidence à la pieuse et grande princesse que fut la reinemère Marguerite de Savoie.

Rien, en effet, à voir le vieux Bordighera, avec ses ruelles en arcades et ses vias en escalier, dont le pittoresque puissant constitue la seule richesse, où vit une laborieuse population de petits commerçants, de modestes artisans et d’humbles pêcheurs, rien ne permet, avant d’avoir franchi le haut porche de la paroisse d’en deviner la riche et élégante décoration intérieure.

C’est que dans cette humble population, où les mœurs ont conservé leur doux caractère patriarcal, la foi ancestrale a, elle aussi, gardé sa force et sa beauté. Et il n’est si modeste ménage, si humble pêcheur qui, en dépit du rude labeur au maigre gain n’ait à cœur de contribuer à l’embelliasement de la paroisse. »

L’église du village de Boordighera est un texte trouvé dans le journal « La Croix » du 5 novembre 1933.

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Le photographe amoureux de la Riviera
FRANCE

Le photographe amoureux de la Riviera

par JMS 28 octobre 2025

Le photographe amoureux de la Riviera rend hommage à Jean Gilletta dont les photographies rappellent

un temps aujourd’hui disparu.

 » Mon père et mon oncle Louis m’ont donné à l’univers photographique de mon tonton Gilletta.

Dans l’atelier, je regardais des heures entières les albums de photos et de cartes postales.

Toute une époque, à jamais révolue, qui sans l’œuvre de Jean Gilletta nous serait invisible !

Mon père m’expliquait les transformations : demeures princières devenues des immeubles, fabuleux

jardins réduits à des lotissements de petites maisons, pinèdes envahies de constructions, perspectives

campagnardes et fleuries des routes faisant place à des automobiles bruyantes…

J’ai eu ma chance de pouvoir contempler la Nice d’hier, étonnant équilibre, singulière harmonie d’un

temps où la ville se tenait autour de son port, nichée entre la mer et les collines.

Ainsi, j’ai pu tisser ma trame niçoise : mes Gilletta m’ont fait aimer la couleur des persiennes et leur

ombre sur les murs, l’extraordinaire lumière rosée dans laquelle se couchent les fins d’après-midi…

Les odeurs aussi : odeur du marché aux fleurs du cours Saleya, délicatement sucrée, odeur de la

pissaladière et de la socca, rue Pairolière et, surtout, odeur salée de la mer sur les galets. »

Le photographe amoureux de la Riviera est un extrait d’une préface de Janine Gilletta consacrée à son grand-oncle. Elle figure dans le livre « Jean Giletta et la Côte d’Azur » de Jean-Paul Potron, paru en 2017.

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A l'intérieur du Panorama de Nice
FRANCE

A l’intérieur du Panorama de Nice

par JMS 6 janvier 2025

A l’intérieur du Panorama de Nice est une histoire qui raconte une attraction touristique installée dans la ville.

 » M. Olivier Pichat va partir pour Nice avec son panorama qui représente « le tout Paris » au Bois de Boulogne un jour de courses.

On rappellera qu’un panorama est un gigantesque tableau circulaire peint en trompe-l’œil, qui immerge le spectateur au milieu d’un paysage ou d’un évènement.

Jusqu’à la fin du mois, l’immense toile que ses collaborateurs et lui sont en train d’achever reste à Paris, sur le métier, dans une rotonde en planches qu’on a élevée sur l’emplacement de l’ancien hippodrome.

N’entre pas qui veut ; il faut être des amis du peintre ou venir poser devant ses pinceaux à titre d’échantillon notable du fameux « tout Paris » en question.

M. Pichat m’a admis à voir son panorama, lequel est assez avancé pour qu’on puisse se faire une idée presque complète de ce que sera cette gigantesque page de high life.

C’est très curieux, très vivant et la plupart des ressemblances sont indiquées avec un grand bonheur de touche.

Les panoramas qui n’avaient plus guère pour fidèles dans ces dernières années que les invalides, les bonnes d’enfants, quelques provinciaux attardés et les tourlourous en promenade, reviennent aujourd’hui à la mode.

Seulement, le panorama militaire n’est plus ce que nous aimons ; c’est le panorama froufrou qu’il faut à nos mœurs, le panorama mondain, le panorama-Etincelle, la chronique de Paris mise en panorama.

Donc, les Parisiens, grâce au panorama de M. Pichat, retrouveront désormais à Nice leur tout-Paris, non plus seulement en chair et en os, mais sur la toile.

Voici le tour du lac avec ses beaux chevaux, ses voitures élégantes, ses promeneurs à pied, à cheval, ou en carrosse, ses députations de tous les mondes ; voici Victor Hugo avec ses petits-enfants et Isabelle la bouquetière ; voici Mlle Blanche Pierson, Mlle Céline Montaland, Mlle Sarah Bernhardt, et voilà Mme la princesse de Sagand, la comtesse de Pourtalès, la marquise de Galiffet.

Le général de Galiffet est à cheval et le grand peintre Meissonnier aussi ; le prince de Rohan conduit un mail à quatre, chargé de personnalités mondaines.

Vous reconnaissez M. Bontoux, M. Paul de Cassagnac, M. Antonio, et Daniel Ezpéléta, Albert Wolff, Carolus Duran, About, Sarcey, Augier, Sardou, Gounod, Cabanel, le marquis de Caux, Bonnat, Garnier, Clémenceau, Gambetta, etc., etc….

C’est très amusant et très bien fait, il n’y a pas dire le contraire ; le paysage dans lequel se meut, vit et respire ce peuple de connaissances est plein d’air et de lumière. M. Olivier Pichat, comme de raison, n’a pas exécuté seul cette page immense ; il a dû s’entourer d’un bataillon de collaborateurs de talent. »

A l’intérieur du Panorama de Nice est une histoire découverte dans le journal « La Vie mondaine à Nice » du 27 novembre 1881.

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Tourisme à Nice
FRANCE

Tourisme à Nice

par JMS 13 novembre 2023

Tourisme à Nice est un récit qui décrit la ville pendant la période du premier Empire.

« Les anciens quartiers de la ville de Nice ne sont point agréables.

Les vieux quartiers

Ils n’occupent guère qu’un quart de lieue sur la pente occidentale d’un rocher, sur Ie sommet duquel était un château depuis détruit.

Les rues en sont étroites, souvent tortueuses, sombres et sales.

Les nouvelles, dues à Sa Majesté Sarde, ont une beauté qui vient plutôt de leur régularité que de la somptuosité des édifices dont elles sont décorées.

La porte d’Italie est belle quoique simple ; elle mène à une assez grande place, qui est celle de Napoléon. Cette place est carrée et régulière quant aux bâtiments ; le plus beau, faisant face à la rue Napoléon est l’église des Pénitents Blancs.

Cette place a plusieurs ouvertures, une qui donne sur le rempart et mène à Villefranche, et une autre qui conduit vers le port.

Il est une autre place fort grande, qu’on nomme Impériale ; sur celle-ci est la boulangerie militaire, le quartier et l’auberge d’York.

Une plus petite est celle de la Mairie.

Les monuments publics de Nice sont peu de chose et tels que le comporte une ville dont la population ne passe guère onze à douze mille âmes, en y comptant environ mille Juifs.

Il n’y a que deux églises qui méritent d’être notées, à savoir la Cathédrale et le Jésus.

La première a une belle nef et des autels assez bien ornés. Quant à l’autre, il suffit de savoir qu’elle fut destinée aux Jésuites pour juger de toute sa solidité.

Les faubourgs

Nice a aussi ses faubourgs dont le plus considérable est celui de Saint-Jean ; les plus modernes sont ceux de la Poudrière et de la Croix-de-Marbre, où demeurent les étrangers qui viennent passer l’hiver dans cette ville.

Les habitants ont spéculé sur leur nombre en faisant construire et meubler des maisons isolées avec jardin ; leur position est très agréable, ayant vue d’un côté sur la mer et de l’autre sur une campagne très variée. « 

Tourisme à Nice est un texte découvert dans le livre « Voyage historique, chorographique et philosophique dans les principales villes de l’Italie en 1811 et 1812 , par Philippe Petit-Radel, publié en 1815.

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Privilèges des pêcheurs de Toulon
FRANCE

Privilèges des pêcheurs de Toulon

par JMS 1 juillet 2021

Privilèges des pêcheurs de Toulon est une histoire qui raconte l’action qu’ils ont menée pour préserver leurs droits de pêcher dans la rade.

« Jusqu’au commencement du XVIIe siècle, les pêcheurs de Toulon avaient joui du droit de pêcher dans la rade où bon leur semblait.

Droits de pêche ancestraux

Plusieurs privilèges concédés et certains droits acquis leur faisaient considérer la rade comme, pour ainsi dire, leur propriété personnelle.

En 1603, l’exploitation de la pêche du thon et des autres poissons, faite par les pêcheurs toulonnais, reçut la plus grave des atteintes.

Le 20 décembre, Henri IV fit don à M. de Boyer, seigneur de Bandol, gentilhomme de la chambre du roi, « de toute la « pesche du thon, depuis le lieu de la Ciotat, le long de la côte, jusques à Antibes, pour la faire faire par qui bon luy semblera, sans que cette permission puisse nuire ni préjudicier aux pesches qui ont accoutumé d’être faites par ses sujets aux dites mers. »

M. de Bandol, au lieu de se conformer aux clauses formelles de l’acte de concession, c’est-à-dire de n’installer de madrague qu’aux endroits qui ne pourraient gêner la pêche ordinaire, en plaça une dans la rade des Vignettes, à l’entrée de la Petite Rade.

Bataille contre une madrague

Les Consuls de Toulon s’empressèrent de protester contre la création de cette madrague qui était un véritable obstacle pour les navires.

De leur côté, les pêcheurs de cette ville adressèrent les plus vives réclamations au sujet de ce même établissement qui, non seulement constituait un monopole à leur préjudice, mais encore était de nature à dépeupler la rade.

Un jugement, rendu en 1663 et faisant droit à la requête de la corporation des pêcheurs de Toulon, ordonna que la madrague serait placée au Pin de Consauve, près de la pointe de Sainte-Marguerite.

Ce jugement fut exécuté. »

Privilèges des pêcheurs de Toulon est une histoire extraite du livre sur Toulon de Laurent Mongin, édité en 1904.

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L'exposition internationale de Nice
FRANCE

L’exposition internationale de Nice

par JMS 3 juin 2021

L’exposition internationale de Nice décrit comment la colline du Piol a été transformée pour permettre la tenue de cet évènement.

« L’exposition internationale de Nice touche à sa fin.

Elle n’a point donné tous les résultats qu’on était en droit d’espérer d’elle ; cela n’est un mystère pour personne.

Organisée avec un peu de hâte, ouverte sans le concours effectif du gouvernement dans une saison qui a été mauvaise entre toutes pour les affaires, aussi bien à Nice qu’à Paris, elle a dû lutter contre un concours de circonstances exceptionnelles.

Elle n’en restera pas moins comme un monument curieux de l’activité humaine.

Son palais, sa cascade, ses jardins, ses pavillons entourés d’orangers sont autant de petits chefs-d’œuvre.

On dirait qu’une baguette magique a fait sortir du sol tout cet enchantement.

Ceux qui savent qu’en janvier il n’y avait sur la colline du Piol, où s’étale aujourd’hui l’exposition, que des vergers et des terres incultes, n’en croient pas encore leurs yeux.

Il convient de rendre hommage précisément à l’heure où l’on constate que son œuvre n’obtient qu’une demi-réussite, à l’homme vraiment extraordinaire qui a mené de front cette grosse affaire et tant d’autres encore, à M, Félix Martin, l’ingénieur des ponts et chaussées que la ville de Nice avait choisi pour son commissaire-général. »

L’exposition internationale de Nice est un extrait du journal « Le Figaro » du 22 mars… 1884.

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LA GUILLOTINE FAIT PEUR A MONACO
MONACO

La guillotine fait peur à Monaco

par JMS 2 juin 2021

Pendant la Révolution française, la principauté de Monaco a perdu son indépendance et a été rattachée à la France. Des arrestations ont eu lieu et un Comité révolutionnaire a fait la chasse aux contre-révolutionnaires, avec la menace de la guillotine lors des interrogatoires.

 » François Bellando, imprimeur monégasque, âgé de 28 ans, avait construit une guillotine, en bois, d’environ une dizaine de centimètres, à la lunette de laquelle une petite figure d’homme, en bois, se présentait.

Il le reconnait en termes délicieux à entendre : « Je l’ai gardée un mois chez moi, où mes enfants et mes neveux en faisaient leur jouet ».

Quelle aimable famille !

La guillotine du typographe passa au Comité révolutionnaire.

Durant les séances, quand on interrogeait un prévenu, on la mettait devant lui, on la faisait jouer, on se mettait parfois à trois pour la manœuvrer.

Un cultivateur a raconté, qu’un des membres du Comité lui a dit, en l’interrogeant, « Regarde bien, ça fait sauter les têtes« . Ce qui effraya tant l’homme qu’il fut , jusqu’au lendemain, hors d’état de parler. « 

Ces faits datent de… 1795. On en trouve la relation dans le journal « L’Eclaireur du dimanche » du 1er octobre 1922.

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Le programme du Carnaval de Nice
FRANCE

Le programme du Carnaval de Nice

par JMS 28 mai 2021

Le programme du Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice. 

 » Le programme du Carnaval de Nice pour 1873 fut rapidement établi après la constitution du Comité des fêtes.

Confettis et fleurs pour le Carnaval de Nice

On organisa, dès cette première année, deux grands Corsi sur le Cours et la rue Saint-François-de Paule, les dimanche 23 et mardi 29 février, de 2 h. 30 à 7 h. du soir.

Les confetti et les fleurs furent seuls autorisés, disait J’affiche, à l’exclusion des œufs pleins de farine, du plâtre et des oranges.

Du haut de la terrasse Visconti, le point le plus animé du Corso, on continua à jeter de véritables bonbons et des papillotes qu’on se disputait.

Mais on lança aussi, par périodes, de grosses pelletées de farine, des œufs remplis de poudre colorée et même du riz.

L’habitude fut longue à déraciner : la foule désordonnée des Corsi n’écoutait que sa fantaisie et son bon plaisir.

Le temps devait se charger de discipliner les esprits mieux que les décisions municipales qui eurent leur utilité puisque, peu à peu, elles contribuèrent à civiliser notre Carnaval.

Notons un détail.

Places payantes sur les tribunes

On ne délivra en 1873 aucune carte gratuite pour les tribunes. Chacun payait sa place et tenait à la payer à raison de 3 francs pour une journée de Corso et 5 francs pour les deux journées.

La recette était pour les pauvres. Le Comité mettait en pratique la pensée philanthropique qui avait présidé à sa constitution.

Le Bureau de Bienfaisance eut la vente des billets d’estrade. La recette s’éleva à 2.123 francs et 70 centimes, y compris le produit de la soirée consacrée à la fête des Moccoletti, sur les tribunes de la place de la Préfecture. »

Le programme du Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Le jeu des bougies au Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Torpilleur échoué à Cannes
FRANCE

Torpilleur échoué à Cannes

par JMS 27 mai 2021

Torpilleur échoué à Cannes est une histoire qui raconte la mésaventure d’un navire de la Marine nationale.

« Le torpilleur 192, commandant Doyon, de l’escadre de la Méditerranée, s’est échoué hier soir, en cours de manœuvres, sur la roche de Bateguier, au nord-ouest de l’île Sainte-Marguerite.

Le navire est perdu, le renflouage étant impossible.

L’équipage a été sauvé par les équipages du La Hire et les pêcheurs de Cannes venus sur les lieux à bord du vapeur Esterel. »

Torpilleur échoué à Cannes est un extrait du journal « L’Aurore » du 29 janvier 1910.

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