Passion Riviera
LE BLOG DES MEMOIRES DE LA RIVIERA
  • Accueil
  • FRANCE
  • ITALIE
  • MONACO
  • A propos
  • Contact
Etiquette:

cours Saleya

Grisaille sur Nice
FRANCE

Grisaille sur Nice

par JMS 18 juillet 2025

Grisaille sur Nice est un article qui reprend une description très caustique de la ville..

 » Si Nice connut des années de gloire, il ne lui en reste que bien peu de choses.

On retrouve de mornes édifices dont on aperçoit la laideur depuis que l’esprit n’est plus distrait par la foule élégante qui les animèrent un temps.

La ville elle-même est triste et pleine de courants d’air traîtres qui, à chaque coin de rue, risquent d’apporter une bronchite.

Dès que le soleil complaisant et faiseur de mirages ne vient plus illuminer les faces maussades des maisons bariolées, elles apparaissent tout à coup dans leur décrépitude hideuse.

Elles sont poignantes de tristesse dès que le soleil ne les éclaire plus, ces pauvres maisons du Vieux-Nice, tandis qu’à leurs fenêtres des haillons multicolores claquent sous la bise cinglante. Elles font, on ne sait pourquoi, penser à quelque pauvre fille fardée qui grimace un sourire dans sa misère.

Quoi, est-ce là ce Paradis que nous avions rêvé, ce coin de France favorisé !

De France, dites-vous ? Mais est-on en France ?

On y parle tous les jargons, on y croise les types les plus bizarres, mais des Français, en reste-t-il ?

Longs Anglais ennuyeux et sans gêne, lourds Allemands sans vergogne, Russes indolents et désabusés. Américains du Sud au luxe tapageur et de mauvais goût, Grecs, Serbes, Bulgares inquiétants.

Nice n’a rien, plus rien d’attirant et seul notre rêve la pare encore d’un charme qu’elle n’a plus. Si vous le voulez garder intact, ce beau rêve, surtout n’allez pas là-bas, il serait détruit.

Tant il est vrai que les plus beaux voyages sont encore ceux que l’on fait sur l’aile diamantée du rêve… »

Grisaille sur Nice est un texte extrait de la revue « Les Modes » du mois de novembre 1925.

Cette histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Sur les Terrasses de Nice
FRANCE

Sur les Terrasses de Nice

par JMS 9 juin 2025

Sur les Terrasses de Nice est un récit qui raconte une jolie promenade le long de la mer.

« Creusé dans le rocher, au pied du parc du château de Nice, le chemin des Ponchettes voit la mer le balayer dans ses jours de grande colère.

En effet, il y règne presque toujours un vent très vif qui a fait donner à ce coin le nom pittoresque, emprunté au dialecte niçois, de rauba capeu, c’est-à-dire arrache chapeau.

Après avoir passé la pointe du rocher, au- dessous duquel est le Château, ou plutôt le jardin et le cimetière du Château, nous suivons le quai des Ponchettes, puis le quai du Midi, bordé de curieuses terrasses.

Ces terrasses sont au nombre de deux, parallèles entre elles et parallèles à la mer, séparées par une sorte de cour appelée Cité du Parc, celle du côté nord est la plus ancienne, elle a été construite de 1750 à 1780 par une société de propriétaires.

Reliées entre elles par une sorte de pont, ces terrasses servent de toiture à de petites maisons, dont les cheminées s’élèvent comme autant de colonnes tronquées au-dessus des parapets.

Au-dessous d’une de ces terrasses est le marché aux poissons qu’il faut voir le matin alors que les marchandes discutent avec animation en leur langage expressif.

Du haut de ces terrasses, rien ne masque l’horizon du côté de la mer et l’on y peut jouir d’une vue merveilleuse.

Des terrasses, nous descendons du côté opposé à la mer, sur le cours Saleya, sur lequel, tous les matins, en hiver, a lieu le marché.

Des paysans des environs et des revendeurs apportent là des oranges, des légumes, des fruits et des fleurs. Si l’on veut faire des achats, point n’est besoin de s’embarrasser seulement d’un panier, car le marché est sillonné de jeunes italiennes de la montagne, qui, pour quelques centimes, mettent vos achats dans les balles qu’elles portent sur la tête jusqu’à domicile. »

Sur les Terrasses de Nice est un texte découvert dans le journal « Le Tout Lyon » du 10 mars 1901.

Cette nouvelle histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Prendre de la hauteur à Nice
FRANCE

Prendre de la hauteur à Nice

par JMS 20 mai 2025

Prendre de la hauteur à Nice est une histoire qui évoque la première des deux Terrasses construites le long du Cours Saleya.

 » La partie neuve de la ville de Nice est très bien construite, les rues sont droites et larges.

La vue de la mer est belle, et, pour qu’on puisse en jouir d’une façon plus parfaite, on a inventé une admirable disposition, que je n’ai vue nulle part ailleurs.

Une rangée de maisons basses, formant le côté d’une rue, sur une longueur d’un quart de mille, a des toits plats, avec un dallage de stuc.

Cela forme une belle terrasse, donnant immédiatement sur la mer, élevée au-dessus de la boue et des ennuis de la rue, comme du sable et des galets.

A l’une des extrémités, des maisons meublées, bien situées, donnent directement sur la terrasse.

La promenade que procure cette terrasse, par beau temps, est délicieuse. »

Prendre de la hauteur à Nice est un texte découvert dans le livre « Voyage en France en 1789 » d’Arthur Young, publié en France en 1931.

Cette histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les Sudistes de Nice
FRANCE

Les Sudistes de Nice

par JMS 19 mars 2025

Les Sudistes de Nice est un épisode qui raconte le développement méridional de la ville autour du Cours Saleya.

« Dès le 25 février 1738, la municipalité avait décidé la construction des Terrasses et la formation de la Promenade du Cours Saleya, rendez-vous préféré pour l’espace d’un siècle de nos concitoyens, mais ils ne purent s’accomplir qu’après la paix d’Aix-la-Chapelle (1748), lorsque l’Europe, fatiguée de longues guerres, respira plus librement.

C’est alors que les décombres des anciens remparts de la Marine commencèrent à disparaître, et les fossés se couvrirent d’orangers et de fleurs.

Les ormeaux qui, lors de notre enfance, ombrageaient encore la Promenade du Cours, sur l’emplacement du vieil arsenal, avaient été plantés au commencement du mois d’octobre 1766.

Aussi, répétons-le avec Louis Roubaudy : La démolition du Château fut un bienfait pour Nice. Elle mit un terme aux affreux désastres de la guerre qui revenaient presque périodiquement affliger le pays.

Cette ville ayant cessé, pour son bonheur, de compter parmi les places fortes, put enfin s’accroître et devenir florissante : ses habitants se livrèrent avec sécurité à l’industrie et au commerce. Ils connurent un bien-être qu’ils n’avaient pu soupçonner jusqu’alors. »

Les sudistes de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Nice franchit le Paillon ».

Cette autre histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Fumées sur Nice
FRANCE

Fumées sur Nice

par JMS 18 novembre 2024

Fumées sur Nice est une histoire qui rappelle les désagréments de se promener sur la Terrasse du Cours Saleya.

 » Ce qui fait aujourd’hui la gloire et la fortune de Nice, c’est l’immense et magnifique terrasse élevée au-dessus de la plage.

De tous les coins de l’Europe on se donne rendez-vous pour l’hiver en cet endroit.

On y monte par des escaliers larges et commodes, et que la mer soit calme ou irritée, on y jouit d’un spectacle si beau, qu’il devient difficile de s’en arracher.

Tel voyageur, qui pensait y jeter un coup d’œil, s’est fixé à Nice pour plus d’années qu’il n’y comptait passer de jours.

Cette terrasse fut achevée vers la fin du siècle dernier, après trente-cinq ans de travaux non interrompus.

Il y manquait d’abord un garde-fou, ce qui devint l’occasion de plusieurs accidents ; mais une des premières personnes qui s’y laissa choir ayant été le président du Sénat de Nice, on s’empressa de construire un parapet.

Un seul et grave inconvénient gâte le charme dé cette promenade, c’est la fumée qui sort des maisons situées au-dessous de la terrasse.

Cinquante cheminées, fonctionnant avec ensemble, obscurcissent l’air de leurs nuages infects, ce qui trouble fort la quiétude des spectateurs quand la brise de mer rejette la fumée de leur côté. »

Fumées sur Nice est un texte trouvé dans le livre « Voyage pittoresque en Italie » de Paul de Musset, publié en 1855.

Cette autre histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Promenade sur le Cours Saleya de Nice
FRANCE

Promenade sur le Cours Saleya de Nice

par JMS 7 décembre 2023

Promenade sur le Cours Saleya de Nice est un court récit qui raconte comment était ce lieu au début du XIXème siècle.

 » A Nice, il y a le Cours Saleya.

C’est une longue esplanade, ornée d’ormes, garnie de bancs, et dont le pied est battu par les ondes de la Méditerranée, qui du large viennent se déferler sur le mur d’appui.

C’est un lieu délicieux pour la promenade du soir et du matin.

Il est cependant fâcheux que le cailloutage dont le sol est jonché soit si dur aux pieds.

On y jouit du spectacle de la pleine mer, au loin, de la vue d’Antibes de son fort, et même, lorsque l’horizon n’est point brumeux, des montagnes de la Corse. »

Promenade sur le Cours Saleya de Nice est un texte découvert dans le livre « Voyage historique, chorographique et philosophique dans les principales villes de l’Italie en 1811 et 1812 , par Philippe Petit-Radel, publié en 1815.

Cette nouvelle histoire peut aussi vous intéresser.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Sur le cours Saleya de Nice
FRANCE

Sur le cours Saleya de Nice

par JMS 14 novembre 2023

Sur le cours Saleya de Nice est un récit qui décrit la ville au début du XIXème siècle.

 » Le Cours Saleya de Nice, planté de deux rangs de beaux ormes, offre une promenade agréable pendant le jour.

Près du perron qui conduit à la terrasse, il y a des cafés.

On voit sur ce perron une fontaine assez mesquine, et une mauvaise statue de Catherine Ségurane, héroïne de Nice, qui se distingua, dit-on, par son courage, pendant le siège que les Turcs firent de cette ville : on l’a figurée au moment où elle vient de renverser un Turc à ses pieds d’un coup de massue.

La Terrasse est une plateforme très élevée, supportée par une suite de bâtiments qui servent de magasins à des marchands : c’est la promenade du soir.

La vue s’étend au loin sur la vaste mer : c’est un coup d’œil ravissant, de voir ses bords couverts de barques de pêcheurs, et dans l’éloignement, des vaisseaux qui se dirigent sur Gènes ou sur Marseille.

Et lorsque le temps est serein, on distingue à l’horizon les montagnes de la Corse. »

Sur le cours Saleya de Nice est un texte extrait du livre « Voyage en Savoie, en Piémont, à Nice, et à Gênes » d’Aubin-Louis Millin, publié en 1816.

Cette autre histoire peut aussi vous plaire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Autour du Cours Saleya à Nice
FRANCE

Autour du Cours Saleya à Nice

par JMS 13 septembre 2022

Autour du Cours Saleya à Nice est un article qui décrit les activités qui s’offraient autrefois au visiteur de la ville.

« Le quartier neuf, au sud-ouest de la ville de Nice, a été bâti depuis quarante ans. Les rues en sont larges et tirées au cordeau.

Près de ce quartier, est le Cours Saleya, planté de deux rangs d’ormes touffus.

On a tout nouvellement construit, au milieu de ce cours, une fontaine où l’on a représenté, d’une manière mesquine, Catherine Ségurane, héroïne de Nice, au moment où elle vient de renverser, d’un coup de massue, un Turc à ses pieds.

Cette promenade est fort agréable l’été, lorsque le soleil est sur l’horizon : il est dommage qu’elle soit masquée par la terrasse qui règne le long de la mer.

J’ai souvent vu de cette terrasse, qui n’est qu’à dix pas du rivage, les dauphins s’ébattre et bondir sur les eaux.

Ils vont ordinairement deux à deux, à la suite l’un de l’autre : c’est sans doute le mâle et la femelle.

Au bout de la terrasse on trouve le chemin qui conduit au port, et qui est assez large pour que deux voitures y passent de front.

Il a été taillé depuis environ trente ans, dans le rocher sur lequel le château était bâti.

Comme ce chemin est en plein midi, on y jouit en hiver, d’une température, quelquefois chaude.

On arrive ainsi au port creusé dans un endroit où il y avait de fort beaux jardins. »

Autour du Cours Saleya à Nice est un texte extrait du livre « Voyage dans le département des Alpes-Maritimes » de S. Papon, publié en 1804.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
La Terrasse de Nice
FRANCE

La Terrasse de Nice

par JMS 31 mai 2022

La Terrasse de Nice rappelle qu’il fût un temps où l’on pouvait marcher sur le toit des bâtiments construits entre le Cours Saleya et la mer.

« Je ne veux pas finir ma lettre sans vous dire quelques mots sur la Terrasse de Nice, cette délicieuse promenade que les poètes du pays ont chantée, et que les amants et les belles ne pourraient oublier sans ingratitude.

Elle est dans la plus heureuse position que l’on puisse imaginer.

Elle s’étend, le long du rivage de la mer, sur des maisons bâties uniformément, et domine les arbres d’une autre promenade plus basse et parallèle, que l’on nomme le Corso.

La vue se repose ainsi tour à tour sur la verdure des arbres et sur l’azur des flots.

D’un côté on entend le ramage des oiseaux et le souffle de vent dans les feuillages, de l’autre le mugissement des vagues qui se mêlent aux chants joyeux des pêcheurs.

Dans le lointain, du côté du couchant, apparaissent les bords ombragés de l’embouchure du Var, les montagnes de la Provence, et tout à l’extrémité du golfe, la ville d’Antibes qui semble avoir été placée là, pour faire contraste par la tristesse de sa position. »

La Terrasse de Nice est un texte extrait des « Lettres sur Nice et ses environs » d’Antoine de Tourtoulon publiées entre octobre 1839 et avril 1840.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Nice en hiver
FRANCE

Nice en hiver

par JMS 22 mars 2022

Nice en hiver est un article que rappelle que la ville a longtemps attiré les populations du Nord pendant la saison hivernale.

 » Les étrangers affluent durant la mauvaise saison sur cet heureux rivage. Dès que l’automne commence à faire sentir dans le Nord ses rigueurs, on les voit s’y abattre par volées.

Le monopole de Nice en hiver

Pendant longtemps, la ville de Nice a possédé à peu près exclusivement le monopole de cette hospitalité périodique.

Elle y a beaucoup gagné.

Et l’on peut s’en faire idée en voyant le vieux Nice noyé, comme un quartier perdu, dans le Nice moderne étalant fastueusement ses vastes et brillantes maisons, qui se ferment sans merci dès que le printemps vient donner congé à cette population nomade et lointaine.

Enrichie par ses visiteurs périodiques, Nice est peu à peu devenue une grande cité.

Nice est une grande cité

Elle offre un quai magnifique, bordé par de somptueux hôtels, exposé en plein midi, baigné par les eaux charmantes de la Méditerranée qui s’étalent paisiblement à sa base.

Un autre quai, tout aussi monumental, court sur la rive droite de la rivière du Paillon jusqu’à son embouchure, et se termine par un agréable jardin désigné sous le nom de jardin des Plantes. Ce dernier est rempli de toutes sortes d’arbres rares que le Nord ne connaît que sous le vitrage des serres.

Enfin, au-delà vers l’Ouest, sous le nom de chemin des Anglais, une grève riante, garnie, sur une étendue de plus de 2 kilomètres, par une série de villas et de jardins.

Par derrière, sur les collines occupées par des futaies d’oliviers, d’autres villas se détachant çà et là de la verdure, et diaprent de leurs couleurs étincelantes tout le paysage.

Qu’on s’y représente maintenant d’opulentes devantures de toute espèce, la foule des piétons, les calèches, les cavaliers, les amazones, la toilette, le soleil, la poussière, on aura, au milieu de la nature que nous venons de laisser entrevoir, un quartier de Paris au mois de mai. »

Nice en hiver est un texte extrait de la revue « Le Magasin pittoresque » de 1857.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
  • 1
  • 2

NOS ILLUSTRES

NOS ILLUSTRES

Catherine Ségurane

...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

TOUJOURS EN CONTACT

Facebook Twitter Instagram Email

Articles les plus lus

  • 1

    Maisons closes à Nice

  • 2

    Assassinat à Touët-de-l’Escarène

  • 3

    Récolte à Bordighera

  • 4

    Un autobus sans frein à l’Escarène

  • 5

    Vol de poussette à Nice

Catégories

  • FRANCE (1 333)
  • ITALIE (125)
  • MONACO (352)
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Email

Passion Riviera - Le blog des mémoires de la Riviera


Retour en haut de la page
Passion Riviera
  • Accueil
  • FRANCE
  • ITALIE
  • MONACO
  • A propos
  • Contact
Ce blog utilise des cookies pour améliorer votre expérience. En continuant de naviguer sur ce blog, vous acceptez l'utilisation de ces cookies.