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siège de Nice

Lettre à Catherine Ségurane (4)
FRANCE

Lettre à Catherine Ségurane (4)

par JMS 21 novembre 2024

Lettre à Catherine Ségurane (4) est une étude où l’auteur cherche à démontrer que l’héroïne niçoise n’a jamais existé.

 » En 1642, le Père Giuglaris prononce, à la cathédrale, un sermon où il dit, comme Fighiera, que, en 1543, beaucoup de Niçoises avaient combattu sur les remparts.

Mais le jésuite niçois compare nos concitoyennes de 1543 à des Amazones.

Celles de l’antiquité hellénique ont de fort beaux noms. Et vous n’étiez encore connue que sous un vilain sobriquet.

Or, votre buste a inspiré deux inscriptions, dont nous ignorons la date.

L’une est sur la base. Voici pour la première fois votre prénom et votre nom, que nous ignorions encore ; et, cela va de soi, le sobriquet sous lequel on vous avait connue : « Catherine Ségurane, dite donna Maufaccia ».

L’autre sur la pierre de la niche : « L’Amazone niçoise, alors que les Turcs montaient à l’assaut, courut à leur rencontre, enleva un drapeau et mérita le triomphe ».

L’Amazone ! le triomphe !

Je suppose que le Père Giuglaris, un érudit, y est pour beaucoup.

Ne serait-il pas aussi le père de votre prénom, Madame, et de votre nom ?

En tout cas, l’Amazone rappelle son sermon de décembre 1642.

N’est-il pas probable que ces deux inscriptions furent faites en 1643, pour le premier centenaire du siège de Nice ?

Enfin, un polisson natif de Villefranche se permet d’endommager la sculpture. Notre municipalité la répare en 1653.

A dimanche prochain, Madame, je vous prie, et avec tous mes meilleurs hommages. »

Lettre à Catherine Ségurane est un texte découvert dans la revue « L’Éclaireur du dimanche » du 19 août 1929, sous la plume de Georges Doublet.

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Lettre à Catherine Ségurane (3)
FRANCE

Lettre à Catherine Ségurane (3)

par JMS 19 novembre 2024

Lettre à Catherine Ségurane (3) est une étude où l’auteur cherche à démontrer que l’héroïne niçoise n’a jamais existé.

 » Aussi je crains fort, Madame Catherine Ségurane, malgré la tradition qui naît en 1608, que vous n’ayez pas vu les soldats du jeune comte d’Enghien et ceux du terrible Barberousse assiéger notre ville, échouer dans l’assaut du 15 août, y entrer le 22 et l’incendier le 9 septembre.

Je doute que le renom du capitaine Polin, chef de notre armée de mer, vous ait inquiétée ; que le mépris, dont parle Monluc, de nos alliés pour nous vous ait enthousiasmée ; que les « propos aigres et piquants », dont Barberousse, toujours irrité contre ses alliés, criblait, d’après Monluc, aussi bien Enghien que Polin, soient parvenus à vos oreilles.

Il y a plus. Quand les Niçois élèvent, en 1602, à Dieu et à la Sainte-Vierge la chapelle que leurs pères avaient, on ne sait quand, promise en reconnaissance de ce que le château avait, lui du moins, résisté aux attaques des Français et des Turcs, l’inscription ne parle pas de vous et de votre exploit du 15 août.

Mais voici votre père Pastorelli. Il vous donne, en 1608, le jour.

Il semble que l’on ne tarda pas à sculpter votre buste et à le mettre sur la porte Pairolière.

Quand le sénateur Fighiera en parle en 1634, il ne garantit pas que cette sculpture vous représente.

Pastorelli vous avait fait combattre « à la tour des Caires » ; Fighiera vous met au bastion de la Pairolière. Celui-là disait : « Elle enleva le drapeau turc » ; celui-ci écrit : « Elle le prit et jeta le porteur en bas ». »

Lettre à Catherine Ségurane (3) a une suite avec la Lettre à Catherine Ségurane (4). Vous pouvez la lire en cliquant ICI.

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Lettre à Catherine Ségurane (2)
FRANCE

Lettre à Catherine Ségurane (2)

par JMS 17 octobre 2024

Lettre à Catherine Ségurane (2) est une étude où l’auteur cherche à démontrer que l’héroïne niçoise n’a jamais existé.

 » De cette bien réelle Jeanne Hachette, je passe à vous, Madame.

Je suis obligé de constater que, malgré la notoriété que l’on vous fit depuis 1608 pour votre exploit placé en 1543, vous avez bien l’air de n’être pas née avant 1608.

Votre père semble avoir été ce fameux Pastorelli qui, pour avoir montré trop de fidélité au tragique comte de Beuil, devait mourir dans un cachot à Turin.

Votre berceau est son « Discorso » ou récit discursif du passé de Nice, qu’il publia en 1608.

Votre état civil, un simple sobriquet : « La femme mal bâtie », maufacia en niçois, malfatta en italien.

Votre père vous a attribué un exploit que vous auriez accompli en 1543, le 15 août, quand les Français et les Turcs essayaient, de prendre Nice.

Voici deux assiégés, deux hommes considérables de ce temps-là : Lambert et Badat.

Ils ont raconté minutieusement, l’un en français, l’autre en niçois, les moindres détails du blocus établi par un Bourbon-Vendôme, le jeune comte d’Enghien, et par un renégat, celui qu’on appelle Barberousse.

Ni Lambert, ni Badat ne parle de vous et du fait d’armes que la tradition ne vous prête que depuis 1608.

Vos croyants sont assez indifférents à ce silence que certains cherchent d’ailleurs à expliquer.

Vos incroyants le jugent capital pour le problème que vous posez.

Même si vous aviez sauvé Nice le 15 août, cela n’eût guère servi, puisqu’elle fut, dès le 22, obligée de se rendre et, le 9 septembre, malgré la capitulation ; incendiée par les vainqueurs.

Le 15 août, écrit Lambert, entre le bastion de la Pairolière et la tour des Cinq Caires, « à savoir qui était formée de cinq angles, autrement dit pentagonale », comme celle du château de Villeneuve-Loubet, les assiégés prennent trois drapeaux turcs et en accrochent un au Château.

Quant à Badat, s’il ne dit pas que des drapeaux aient été pris, il se souvient d’une femme qui porta, ainsi que son mari, des couffins de terre pour réparer les dégâts des remparts. Il ne donne pas leur nom et ne dit pas qu’elle ait accompli un acte extraordinaire.

Passons à trois historiens de ce siècle qui n’ont point parlé de vous et n’avaient pas, eux, figuré parmi les assiégés.

Paul Jove, Jean-Baptiste Adriani, deux Italiens, et Prudence de Sandoval, un Espagnol.

Qu’un drapeau turc ait été pris, ils s’accordent à le dire ; au bastion de la Pairolière, selon le premier.

Que le Turc qui le porta ait été tué, les deux Italiens l’assurent. Pour un drapeau florentin, Adriani dit qu’il fut pris, les deux autres, déchiré ; Adriani ajoute que celui qui le porta fut précipité.

C’est tout, Madame. »

Lettre à Catherine Ségurane (2) a une suite avec la Lettre à Catherine Ségurane (3). Vous pouvez la lire en cliquant ICI.

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Lettre à Catherine Ségurane (1)
FRANCE

Lettre à Catherine Ségurane (1)

par JMS 15 octobre 2024

Lettre à Catherine Ségurane (1) est une étude où l’auteur cherche à démontrer que l’héroïne niçoise n’a jamais existé.

 » Madame,

Nice a-t-elle eu sa Jeanne Hachette en vous, héroïne dont beaucoup parlent emcore?

Je sais qu’il est maussade de détruire les légendes, pénible de heurter l’opinion de ceux qui les considèrent comme des vérités historiques.

J’avoue, d’autre part, qu’il est utile de préciser ce qui est soit certain, soit douteux, soit passible.

Voulez-vous me permettre de causer avec vous, en ce mois d’août qui vous aurait vu accomplir un si beau fait d’armes que, lors de la fête de l’Assomption, les fidèles remercient encore Dieu, en vertu d’un vœu qui date du temps où Nice n’était pas française, d’avoir sauvé, par votre intermédiaire, notre ville de l’assaut donné en août 1543 par les Français et les Turcs, alors alliés, et de l’avoir conservée au Duc de Savoie, modeste allié de Charles-Quint, l’empereur dont le drapeau flottait sur la plus haute des tours de notre Château ?

Jeanne Laisné, fille d’un artisan de Beauvais, s’est réellement distinguée en 1472.

L’armée de Charles le Téméraire venait de prendre les faubourgs.

Un Bourguignon plantait son drapeau sur les remparts. Elle traversa l’homme d’un coup d’une petite hache, qui lui a valu son surnom : Jeanne Hachette.

Elle enleva l’emblème. Cela est authentique. Dès juin 1473 et février 1474, des ordonnances de Louis XI en parlent. »

Lettre à Catherine Ségurane (1) a une suite avec la Lettre à Catherine Ségurane (2). Vous pouvez la lire en cliquant ICI.

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Hommage à Catherine Ségurane
FRANCE

Hommage à Catherine Ségurane

par JMS 4 mai 2024

Hommage à Catherine Ségurane est un récit qui rappelle la place de l’héroïne niçoise dans l’Histoire de Nice.

 » Les consuls décernèrent, à la vaillante Catherine Ségurane, les honneurs du triomphe.

Quant à l’étendard du prophète, il resta longtemps fiché, en guise de trophée, au sommet du donjon.

L’année suivante les consuls firent placer, sur la porte Pairolière, un buste en marbre qui la décora pendant des années.

Plus tard, un second fut érigé sur la place Charles-Félix.

Aujourd’hui, le souvenir de Catherine est perpétué par le saisissant bas-relief, apposé contre un mur de la place Sincaire, le 25 novembre 1923, par les soins du comité des traditions niçoises, où Catherine est représentée armée de son battoir.

On trouve, au musée Masséna, deux bustes de Catherine Ségurane.

Sous le plus ancien figure cette inscription : 1543 Catharina Segurana Dicta donna Maufaccia

Une plaque de marbre, indépendante, paraît provenir d’un des emplacements précités. On y lit : Nicæna amazon irruentibus turcis occurit erepto vexillo triumphum meruit.

S’il paraît utile d’insister sur ces vestiges du passé, cela provient de ce que d’aucuns ont, récemment, cru devoir mettre en doute jusqu’à l’existence même de la valeureuse bugadière.

Ce qui n’empêche que, dans une décade, la population niçoise pourra commémorer le quatrième centenaire du siège, et de l’héroïsme de cette fille du peuple, telle que l’Histoire en mentionne plusieurs à la suite de Jeanne d’Arc.

La hache étant déjà à l’honneur, avec Jeanne de Beauvais, il sera bon de laisser à Catherine son battoir professionnel, illustré par la tradition. »

Hommage à Catherine Ségurane est un texte extrait du journal « Dimanche illustré » du 2 décembre 1934.

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Pendue à Nice par des Français
FRANCE

Pendue à Nice par des Français

par JMS 11 mars 2024

Pendue à Nice par des Français est une histoire qui raconte la fin tragique d’une jeune niçoise.

 » Le 3 juin 1705, le gouverneur français de la ville de Nice qui venait de capituler, M. d’Usson, défendit de porter quoi que ce soit à la garnison du château qui résistait encore, sous peine d’être pendu.

Le 4 du même mois, les soldats français en action arrêtèrent une pauvre jeune fille nommée Catherine Ribauda, qui portait de la viande au château pour gagner sa vie.

On l’enferma dans la prison de la Pairolière.

Et deux jours après, le samedi 6 juin, vigile de la Sainte-Trinité, le gouverneur la fit pendre, dans l’après-midi, à un ormeau du parc. »

Pendue à Nice par des Français est un texte extrait d’un journal des évènements survenus dans la ville de 1675 à 1723, rédigé par un anonyme.

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Massacre à Eze
FRANCE

Massacre à Eze

par JMS 2 avril 2020

Massacre à Eze emprunte la plume de l’auteur dramatique Victorien Sardou pour raconter l’attaque du village.


 » Occupé longtemps par les Sarrasins, établis sur toute la côte, de Villefranche à la mer d’Eze, ce piton, vrai nid de pirates, défiait toute surprise.


Il fut pris pourtant, au Xème siècle, quand la Provence fut purgée de ces Barbaresques.


Cinq cents ans plus tard, Barberousse, assiégeait Nice.


Il avait là une vieille injure à venger.


Barberousse détacha sur Eze une troupe de forcenés qui, malgré les sentiers coupés, les arbres abattus, les quartiers de roc roulant sur leurs têtes, grimpèrent jusqu’au rempart, forcèrent les portes et massacrèrent tous les habitants.


Cependant, il semble que ce désastre soit d’hier, tant ce pauvre village a l’air dévasté.


Le temps a été pour lui aussi cruel que les Sarrasins. Tout est ruiné.


L’agave plante sa hampe dans les créneaux crevassés. Le figuier tord ses noeuds dans les parapets disjoints qu’il fait éclater.


La végétation hâte partout la fin du peu qui subsiste.


Vous ne franchirez pas la porte des Mores sans vous représenter le terrible carnage qui eut lieu à cette place.


Il y a là une citerne qui dut boire le sang jusqu’à déborder.


De gradin en gradin, vous atteindrez péniblement la plate-forme.


Là, sur le roc tout plat, était le logis seigneurial. Il n’en reste plus qu’un fragment de voûte en cul-de-four.


Mais quelle vue! « 


Massacre à Eze est un récit de Victorien Sardou, paru dans un supplément du journal « Le Figaro » de 1884.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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