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Le Paillon

La ville enchantée de Nice
FRANCE

La ville enchantée de Nice

par JMS 5 décembre 2025

La ville enchantée de Niice est un récit qui décrit l’émerveillement de voyageurs à leur arrivée dans la cité.

 » Èn arrivant â Nice, ils furent émerveillés dès qu’ils s’engagèrent dans la belle avenue de la gare, ombragée par ses immenses eucalyptus. La vie d’hiver commençait à prendre, à en juger par l’affluence des promeneurs et la richesse des étalages de magasins.

La place Masséna s’offrit bientôt à la vue, avec la promenade des Anglais et la mer.

Cette mer aux reflets bleus, sur les bords de laquelle se miraient au loin, le long de la baie, les plus gracieuses villas paraissant rivaliser de coquetterie pour séduire davantage !

Bientôt, on fut à l’hôtel d’où l’on avait encore la vue la plus enchanteresse.

A part quelques sorties dans la ville, sur les quais du Paillon, au Jardin d’hiver du Casino, au Jardin public et par la rue de France, à la Croix de marbre, les visiteurs consacrèrent la fin de la journée à un repos d autant plus agréable que, du balcon de l’hôtel, ils ne perdaient rien du mouvement extérieur.

Ils pouvaient ainsi ontempler ce site ravissant animé par des gens de tous costumes, de tout pays ; les uns se promenant avec une nonchalance italienne, d’autres passant au galop d’un attelage à la russe, d’autres encore croisant dans les équipages aussi luxueux que variés.

Le va-et-vient si fatigant dans les grandes villes paraissait à sa place dans ce lieu privilégié.
A la nuit, le spectacle changeait sans diminuer d’intérêt.

Partout des lumières multipliées, étincelantes comme en une soirée de fête. Au loin les feux de la côte qui, luttant contre l’obscurité, se reflétaient sur l’eau.

A tout instant, les orchestres de divers établissements charmaient les promeneurs, envoyant leur harmonie aux échos d’alentour. »

La ville enchantée de Nice est un texte découvert dans le roman « Inconnues », paraissant en feuilleton dans le journal « La Croix » du 15 décembre 1903.

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Un restaurant du Vieux-Nice
FRANCE

Un restaurant du Vieux-Nice

par JMS 31 octobre 2025

Un restaurant du Vieux-Nice est un récit qui rend hommage à une institution de la cuisine niçoise aujourd’hui disparue.

 » Nous n’irons plus… chez Alexandre Bouttau, le fameux restaurant populaire du Vieux-Nice, fondé en 1860.

Ce Vieux-Nice qui reste un des coins les plus pittoresques du monde.

C’était l’avis des écrivains et des artistes qui fréquentaient chez Bouttau, pour savourer la testa de veau, la friture du pays, les caillettes, les délectables poulpes à la niçoise, pour déguster le vin rosé et sucré de Bellet, où Bouttau possédait son propre vignoble, s’il vous plaît.

Le monde du cinéma aussi se réunissait dans ces vieilles salles basses, parmi les barriques et les ustensiles de cuisine.

L’ouvrier niçois débraillé et beau coudoyait la star… et parfois devenait, le lendemain, « figurant », en attendant les « premiers rôles ».

Le monde cosmopolite de la Riviera fraternisait avec les marchandes de poissons et de fleurs.

Toutes les classes sociales étaient confondues, toutes les langues se mêlaient, comme à Babel, mais harmonieusement.

C’était « naturel », sans « chiqué ».

Tout le monde, sans façon, « tombait la veste ».

Il faisait une fraîcheur délicieuse malgré la chaleur communicative des propos.

Hélas! la vieille demeure menaçait ruine.

On a dû évacuer, on va reconstruire sans doute.

Et Bouttau (Alexandre) se retire… Ii a bien un frère, un frère ennemi, établi sur le quai du Paillon, c’est la cuisine niçoise encore, mais ce n’est plus le Vieux-Nice. »

Un restaurant du Vieux-Nice est un texte trouvé dans le joiurnal « La Griffe » du 24 juillet 1930.

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Nice est le sourire de la France
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Nice est le sourire de la France

par JMS 24 octobre 2025

Nice est le sourire de la France est un récit qui vante les mérites de la ville pendant la saison hivernale.

 » De la gaîté, une animation prodigieuse, le soleil éblouissant, des fleurs embaumées, des femmes exquises, un climat adorable, des palmiers, la mer bleue .. et tout cela au milieu du confortable et du bien-être le plus raffiné, telle est Nice « Nizza la Beüa » dont le renom s’étend dans le monde entier.

De toutes les capitales, accourt à Nice, au moment de l’hiver, la société la plus élégante et la plus choisie.

Nice est comme le sourire de la France.

Douceur du climat

Le voyageur quitte Paris ou Londres noyés de brouillards, couverts de neige ou inondés de pluie et il descend de son wagon au milieu des roses, dans un air parfumé de violettes et de mimosas, sur cette féerique Promenade des Anglais où se presse une foule aristocratique et brillante.

Nice abonde en plaisirs variés : sur son théâtre se succèdent des troupes de comédiens célèbres et plusieurs de nos Etoiles les plus connues tiennent à venir s’y faire applaudir chaque hiver.

On y donne des concerts très suivis et des bals masqués « veglioni où l’entrain est extraordinaire.

A l’époque du Carnaval a lieu la fameuse Bataille des fleurs ; sur la Promenade des Anglais vont et viennent, dans un poudroienient de soleil, des équipages fleuris depuis les roues jusqu’aux harnais des chevaux et, de voiture à voiture, la société la plus choisie se jette des brassées de fleurs, au milieu des rires et de la joie d’un peuple en liesse.

Les sports attirent également à Nice le Public élégant : c’est en janvier les grandes Courses de chevaux, qui commencent la saison, et les grandes Régates, qui terminent en avril la longue série des fêtes de cette ville enchantée.

Belle ville à vivre

En outre de sa Promenade des Anglais, Nice possède un Jardin Public planté de palmiers et de lauriers-roses.

Citons encore la Place Masséna, avec ses maisons à arcades et un curieux marché aux fleurs où il est peu de touristes qui ne viennent le matin s’approvisionner de bouquets magnifiques qu’ils envoient aux amis restés dans les brumes du Nord.

Le quartier maritime, avec son joli port de Limpia, est peu connu des étrangers ; il ne possède plus aucune construction qui rappelle son antique grandeur. C’est ce petit village de pêcheurs qui fut pourtant la vraie Nice de l’histoire, le seul qui en ait porté le nom jusqu’à l’époque des Bourbons. »

Nice est le sourire de la France est un texte charmeur extrait du « Journal des voyages et des locations » du 1er décembre 1900.

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Détourner le Paillon de Nice
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Détourner le Paillon de Nice

par JMS 23 octobre 2025

Détourner le Paillon de Nice raconte un projet visant à gagner de la place pour construire de nouveaux bâtiments sur son cours.

 » La place Masséna ouvre sur un beau quai établi le long d’un large torrent nommé le Paillon qui traverse Nice dans toute son étendue.

Ce torrent, presque toujours à sec, dépare beaucoup le coup d’œil de cette ville, montrant presque toute l’année, entre deux magnifiques quais, son lit de cailloux, entre lesquels coule dans un coin à peine un mince filet d’eau, le reste servant aux blanchisseuses de Nice de lieu d’étendage pour faire sécher leur linge.

Le Paillon occupe donc à Nice un terrain précieux.

Aussi, est-il fortement question de détourner ce torrent et de le faire se jeter quelques kilomètres au- dessus de la ville et on en convertirait l’emplacement en un magnifique boulevard, bordé de belles maisons et ornés de squares et de jardins plantés d’arbres, avec un grand bâtiment destiné à servir aux étrangers de cercle et de lieu de réunion etc. etc.

Ce projet, s’il se réalise, promet à Nice un avenir brillant. »

Détourner le Paillon de Nice est un récit qui date de…1863. Il figure dans le livre de Clément Balme intitulé « Mon voyage à Nice ».

Le Paillon ne sera finalement pas détourné mais recouvert.

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Grisaille sur Nice
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Grisaille sur Nice

par JMS 18 juillet 2025

Grisaille sur Nice est un article qui reprend une description très caustique de la ville..

 » Si Nice connut des années de gloire, il ne lui en reste que bien peu de choses.

On retrouve de mornes édifices dont on aperçoit la laideur depuis que l’esprit n’est plus distrait par la foule élégante qui les animèrent un temps.

La ville elle-même est triste et pleine de courants d’air traîtres qui, à chaque coin de rue, risquent d’apporter une bronchite.

Dès que le soleil complaisant et faiseur de mirages ne vient plus illuminer les faces maussades des maisons bariolées, elles apparaissent tout à coup dans leur décrépitude hideuse.

Elles sont poignantes de tristesse dès que le soleil ne les éclaire plus, ces pauvres maisons du Vieux-Nice, tandis qu’à leurs fenêtres des haillons multicolores claquent sous la bise cinglante. Elles font, on ne sait pourquoi, penser à quelque pauvre fille fardée qui grimace un sourire dans sa misère.

Quoi, est-ce là ce Paradis que nous avions rêvé, ce coin de France favorisé !

De France, dites-vous ? Mais est-on en France ?

On y parle tous les jargons, on y croise les types les plus bizarres, mais des Français, en reste-t-il ?

Longs Anglais ennuyeux et sans gêne, lourds Allemands sans vergogne, Russes indolents et désabusés. Américains du Sud au luxe tapageur et de mauvais goût, Grecs, Serbes, Bulgares inquiétants.

Nice n’a rien, plus rien d’attirant et seul notre rêve la pare encore d’un charme qu’elle n’a plus. Si vous le voulez garder intact, ce beau rêve, surtout n’allez pas là-bas, il serait détruit.

Tant il est vrai que les plus beaux voyages sont encore ceux que l’on fait sur l’aile diamantée du rêve… »

Grisaille sur Nice est un texte extrait de la revue « Les Modes » du mois de novembre 1925.

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Séjour à Nice (5)
FRANCE

Séjour à Nice (5)

par JMS 8 novembre 2024

Séjour à Nice est un récit, en plusieurs épisodes, qui décrit les agréments de cette ville de la Méditerranée.

 » Il y a quatre choses qu’on ne peut guère oublier en parlant de Nice.

C’est là qu’est venu mourir le violoniste Paganini après avoir ému l’Europe entière par l’accent inimitable de son merveilleux archet.

C’est là qu’Alphonse Karr, après avoir longtemps cultivé sa revue Les guêpes, dont l’essaim bourdonnant et redouté a fait tant de cruelles piqûres, s’est mis à cultiver les fleurs.

Le touriste, en suivant le quai du Paillon, voit tout à coup une enseigne se dresser avec ces mots qui font sourire les Parisiens : Alphonse Karr, jardinier.

Si c’est une fantaisie, elle est lucrative. En tout cas, j’aime mieux le second commerce d’Alphonse Karr que le premier : il vaut mieux fournir aux abeilles leur miel qu’aux guêpes leur poison.

Le troisième souvenir de Nice qu’il est impossible d’omettre, c’est le Paillon lui-même.

Les Niçois lui ont construit un beau quai, sous prétexte que le Paillon est un fleuve, et ils se fâchent contre les voyageurs qui prennent ce lit sans eau, où les marchandes de fruits viennent étaler leurs tréteaux, pour une route, demandant pourquoi on s’est donné la peine de rejoindre par deux ponts les deux bords de ce ravin aride, qu’il faudrait arroser pour y faire pousser quelque chose.

Il faut convenir que pendant la plus grande partie de l’année le Paillon est un fleuve problématique ; sans doute il mérite le nom de fleuve en tant qu’il a une issue ouverte sur la mer ; il pourrait donc mêler ses flots à la Méditerranée, mais il ne profile ni de ce droit, ni de cette issue, par une raison très simple et très péremptoire, c’est que la plus grande partie de l’année, il n’a pas d’eau.

Cependant, ni les quais destinés à le contenir, ni les ponts qui traversent son lit ne sont des objets de luxe.

Le fleuve problématique devient, en effet, à la fonte des neiges, un torrent très-réel.

Quand la débâcle arrive, et que les eaux descendent en nappes brillantes du haut des montagnes, alors on peut prévoir d’une manière certaine que le Paillon va paraître.

Aussitôt un messager entre dans le lit du fleuve el exécute une fanfare ; c’est un avis donné aux marchands qui ont usurpé le domicile du fleuve absent de déguerpir au plus vite, parce que le Paillon, de retour des montagnes, va rentrer chez lui.

Il y rentre, en effet, et en maître. Il remplit en un instant de ses flots bouillonnants son lit un moment auparavant vide, précipite son cours torrentueux, qui souvent franchit les quais, et va déraciner au loin les orangers et les aloès qu’il entraîne vers la mer, où il se jette avec furie. »

Séjour à Nice (5) se poursuit avec l’épisode Séjour à Nice (6).

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Le linge de Nice
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Le linge de Nice

par JMS 28 octobre 2024

Le linge de Nice est un article qui rappelle que des blanchisseuses ont utilisé le Paillon pour leur activité.

 » Nice est censée être divisée par la rivière Paillon et l’espace large et profond traversant le centre de la ville, à travers lequel l’eau devrait s’engouffrer, est complètement asséché.

Il est occupé par les lavandières niçoises, qui suspendent toutes les linge de la ville, à sécher au centre du lit de ce qui fut peut-être autrefois un fleuve.

A vrai dire, le site est admirablement adapté à l’usage pour lequel il a été choisi.

Et l’on peut contempler depuis les ponts et les jardins et le long des quais, des vêtements de dames et de messieurs de toutes sortes. »

Le linge de Nice est un texte trouvé dans le journal « The American register for Paris and the continent » du 5 octobre 1878.

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L'eau sale de Nice
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L’eau sale de Nice

par JMS 3 octobre 2024

L’eau sale de Nice est une histoire qui rappelle que la ville n’a pas toujours été d’une propreté exemplaire.

 » Décidément Nice, que les affiches et les journaux intéressés nous vantent tant, est loin de répondre au torrent d’éloges que la publicité lui fait.

Ainsi, l’auteur bien connu, Alphonse Karr, dont la partialité pour la cité niçoise n’est un mystère pour personne, donnent-il des détails peu ragoutants ans sa revue « Les guêpes ».

Nice conserve dans la partie la plus fréquentée un cloaque immonde au-dessus duquel les oiseaux n’osent pas passer dans la crainte d’être asphyxiés, et qui fait faire aux promeneurs un long détour pour l’éviter.

La ville entière est traversée par le torrent du Paillon —ce torrent qui, les jours d’orage, roule des eaux furieuses, ne présente le plus souvent aux yeux que des chèvres qui y broutent et du linge qui y sèche.

A son embouchure seule, s’étend une flaque infecte produite par les égouts de la ville, qui s’y donnent rendez-vous.

La mer amoncelle un mur de galets qui emprisonne ce marais fangeux et pestiféré et l’empêche de s’écouler.

Cette mare infecte a un usage qu’il vous serait impossible de deviner et difficile de croire, même après que je vous l’aurai dit :  C’est là qu’on lave, en grande partie, le linge de la ville, qui n’a pas de lavoirs publics. »

L’eau sale de Nice est un texte trouvé dans le journal « L’Écho des Pyrénées » du 18 février 1875.

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Le pont Garibaldi à Nice
FRANCE

Le pont Garibaldi à Nice

par JMS 29 septembre 2023

Le pont Garibaldi à Nice raconte l’histoire de ce pont qui franchissait autrefois le Paillon.

 » Le pont Garibaldi, qui se trouve à la hauteur de cette place et de la rue Defly, est un bel ouvrage en fer très solide.

Il est toujours encombré par un nombre considérable de voitures et de charrettes qui se rendent de la Gare au Port et du Port à la Gare pour le transport des marchandises.

Ce pont a remplacé une passerelle en bois que le Paillon emportait à chacune de ses crues.

Il a été construit en 1872. »

Le pont Garibaldi à Nice est un texte trouvé dans le journal « Nice artistique » du 14 mai 1887.

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Le Pont-Vieux de Nice
FRANCE

Le Pont-Vieux de Nice

par JMS 25 septembre 2023

Le Pont-Vieux de Nice est une histoire qui raconte le passé de cet ouvrage qui permettait le passage à sec entre les deux rives du Paillon.

 » Le Pont-Vieux, autrefois dit Pont Saint-Antoine, est le premier ouvrage élevé sur le Paillon.

 Il est formé de trois arches en briques avec piliers à éperons pour émousser la force des eaux.

L’origine de ce pont n’est pas suffisamment établie pour préciser l’époque de sa construction.

Toutefois on sait que bien avant le XIIIème siècle, un pont existait au même endroit, ou non loin de là, sur le torrent, puisque l’acte de donation, fait en 1260, par lequel notre compatriote Auguste Balat cède aux religieux de Saint-François le local où ces moines bâtirent leur couvent, porte que cet emplacement était attenant au moulin près du pont.

On voit donc que si comme tout porte à le croire, le Pont-Vieux n’est autre que celui dont il est fait mention dans le document précité, ce doyen de nos ponts aurait aujourd’hui une origine des plus reculées.

Terrible crue du Paillon

Une crue extraordinaire du Paillon, survenue le 9 octobre 1530 causa de nombreux ravages. Le pont Saint-Antoine fut emporté et la population tout entière des faubourgs Sincaire et de Saint-Antoine dut abandonner ses logements pour échapper à l’influence des eaux.

La destruction de ce pont, le seul qui existait alors causa bien des désagréments aux habitants de la rive droite ; toute communication avec la ville leur fut interceptée et ces malheureux se trouvèrent pendant quelque temps dans le plus cruel embarras.

En présence d’une situation si critique qui devenait préjudiciable aux intérêts de tous, les consuls de la cité, l’évêque, le gouverneur et toutes les autorités locales rivalisèrent chacune d’activité et de zèle pour remédier au plus tôt à cet état de choses ; elles adressèrent un touchant appel à la générosité de tous les citoyens en leur donnant les premiers l’exemple, et bientôt le pont emporté était de nouveau reconstruit sur les plans d’un ingénieur piémontais, Amédée Besten.

Reconstruction du pont

Le plus grand nombre de nos concitoyens répondirent à cet appel et contribuèrent largement à l’exécution de cette œuvre d’utilité publique, soit à l’aide de leurs offrandes, soit avec le concours de leurs bras.

On plaça également au-dessus du pont une chapelle en l’honneur de la Sainte Vierge.

Lors du siège de notre ville par Barberousse, deux arches du Pont-Vieux ont dû être détruites par l’armée turque, car les mémoires de l’époque nous apprennent qu’elles furent reconstruites en 1545, sous la direction de maître Libanchi.

Il parait en outre que ces mêmes arches n’auraient pas longtemps subsisté en cet état, puisqu’elles durent être en 1565.

On croit également que l’arche appuyée au mur de soutènement du boulevard du Pont-Vieux a du être refaite après la guerre de succession.

Depuis lors, le pont Saint-Antoine, qui présente d’ailleurs une solidité peu commune, n’a subi, durant ce long espace de temps, que quelques dégâts de peu d’importance, occasionnés par les crues du Paillon, dégâts qui ont toujours été promptement réparés par les soins des parties intéressées.

Dans sa construction primitive, le Pont-Vieux n’avait pas été doté de trottoirs pour l’usage des piétons ; ce n’est que vers la fin du premier Empire que l’on a élevé sur chacun de ses côtés une passerelle en bois, soutenue par des barres en fer, où le public circule librement.

Autrefois, on ne pouvait se garantir des nombreux véhicules qui l’encombrent journellement, qu’en se plaçant dans l’espace resserré, en forme de triangle, que l’on trouve à la hauteur de chaque pilier. »

Le Pont-Vieux de Nice est un texte trouvé dans le journal « Nice artistique » du 14 mai 1887.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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