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La Bravade de Saint-Tropez
FRANCE

La Bravade de Saint-Tropez

par JMS 6 mars 2025

La Bravade de Saint-Tropez est ne histoire qui raconte le déroulement de cette fête annuelle.

« Si on veut entendre hurler la foudre, rouler le tonnerre des feux de salves, voir briller l’éclair des armes surchauffées, si on veut, durant des heures, respirer les âcres fumées du salpêtre et du soufre, risquer de devenir abominablement sourd pendant que les maisons tremblent sous l’effet des décharges de mousqueterie, il faut aller à Saint-Tropez, le jour de la Bravade…

Ce jour-là les Tropéziens se grisent de bruit, de poudre, d’ardeur belliqueuse et la petite armée des Bravadeurs emplit la ville de prouesses tapageuses, qui évoquent le bon vieux temps, celui où les citoyens de Saint-Tropez, sur l’appel du « Capitaine de ville », couraient aux remparts, le fusil à la main, pour combattre les Anglais ou les Espagnols.

Des braves gens, les Tropéziens !

Marins pour la plupart, fils de marins, ou retraités de la flotte, ayant le culte de la vieille cité glorieuse, qui a donné à la France l’illustre Bailli de Suffren et tant d’autres vaillants « loups de mer ».

Ils n’ont pas oublié que jadis, en 1637, leurs ancêtres repoussèrent une dangereuse attaque de la flotte espagnole, et, pour commémorer cette journée difficile, au temps de la Bravade, ils s’habillent d’uniformes bizarres et brûlent la poudre avec une admirable frénésie.

Ce fut d’ailleurs une rude bataille !

Les galères espagnoles étaient au nombre de vingt-cinq et la défense de la ville n’était assurée que par quelques petits canons, et le grand cœur de ses habitants.

Peut-être ceux-ci auraient-ils succombé sous le feu d’un ennemi audacieux, et bien armé, si saint Tropez, patron vénéré de la ville, n’avait donné à celle-ci le puissant secours de son intervention.

Il ne voulut pas que le pays où il était honoré connût la douleur de la capitulation, et les galères ennemies, prises d’une terreur soudaine, s’enfuirent vers la haute mer, pendant que la cité libérée se remplissait de cris de victoire et d’hymnes de reconnaissance.

La foule se précipita dans l’église où étaient conservées les reliques du saint pour le remercier de son aide et l’Assemblée municipale décida, dans un vote solennel, que, tous les ans, cette victoire mémorable serait glorifiée par des démonstrations joyeuses. »

La Bravade de Saint-Tropez est un texte extrait du livre de Dominique Durandy, intitulé « L’Ane de Gorbio », publié en 1910.

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Brigandage dans l'Esterel
FRANCE

Brigandage dans l’Esterel

par JMS 15 janvier 2025

Brigandage dans l’Esterel est un récit qui rappelle que la traversée de ce massif a longtemps été dangereuse.

 » La chaîne de montagnes qui commence à Valescure et à laquelle on donne le nom d’Estérel, s’étend, en forme d’ellipse, du golfe de Fréjus au golfe de la Napoule, près de Cannes.

Malgré la grande route de Toulon en Italie qui traversait l’Estérel dans toute sa longueur, ces montagnes ont été longtemps aussi dangereuses que les gorges d’Ollioules.

De Saussure, le célèbre naturaliste génevois, l’un des premiers qui atteignit le sommet du mont Blanc et qui, en 1787, eut le courage de visiter, à pied, le massif de l’Estérel, raconte que des voleurs, embusqués dans les bois, fondaient sur les voyageurs qui passaient sur la grande route, les dépouillaient et s’enfuyaient dans la forêt.

Forêt, où il était absolument impossible de les atteindre, car, à moins de connaître l’intérieur du bois, comme les voleurs eux-mêmes le connaissaient, on n’y pouvait pénétrer qu’avec une difficulté infinie et une lenteur extrême.

Millin, botaniste et minéralogiste, et qui fit, quelque dix ans après Saussure, un voyage d’exploration scientifique dans les mêmes parages, écrivait à peu près la même chose en 1807.

Aujourd’hui, l’Estérel, qui appartient à l’État, offre aux touristes de belles routes forestières qui relient les unes aux autres les différentes maisons des gardes, et si l’on veut faire l’ascension du mont Vinaigre ou aller coucher à l’auberge des Adrets, de dramatique mémoire, on peut le faire en toute sécurité et en excellente compagnie. »

Brigandage dans l’Esterel est un texte tiré du livre « Les étapes d’un touriste en France » de Jules Adenis, publié en 1892.

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La Côte d'Azur toute l'année
FRANCE

La Côte d’Azur toute l’année

par JMS 27 décembre 2024

La Côte d’Azur toute l’année est une histoire qui raconte comment la saison d’été a été inventée dans cette région.

 » On a eu tort, jusqu’ici, d’envisager simplement la Côte d’Azur comme une station hivernale, dotée de villes essentiellement destinées à l’étalage d’un luxe effréné et au seul accomplissement du plaisir continuel.

La Côte d’Azur, renommée à juste titre pour son cier bleu, ses fleurs et son climat tempéré, mérite de retenir l’hivernant le plus longtemps possible.

Le printemps y est enchanteur. L’été plus doux que dans la plupart des villes de saison parsemées sur les hauteurs de notre France, jouit de la brise toujours modérément rafraîchissante qui lui vient de la grande bleue.

Juan-les-Pins est un séjour d’été charmant, et c’est sans doute ce qui explique la décision de M. Antoine Sella, le très distingué directeur du Grand-Hôtel du Cap d’Antibes, qui, à l’encontre de la coutume, laissera ouvert toute l’année ses deux établissements, l’hôtel du Cap et le Pavillon Eden Roc.

Cet exemple sera suivi, n’en doutons pas. La Côte d’Azur mérite, en effet, d’être aussi appréciée l’été que l’hiver.

Contentons-nous de l’hiver, répondent certaines personnalités, qui trouvent actuellement plus de profits ailleurs, la saison chaude revenue. Nous qui n’avons pas les mêmes raisons qu’elles pour nous expatrier, nous disons, redisons et redirons sans cesse que la Côte d’Azur reste la Côte d’Azur d’un bout de l’année à l’autre, et que rien ne pourra empêcher désormais tous ceux qui cherchent le repos et la tranquillité d’y rester à l’avenir plus longtemps qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent. »

La Côte d’Azur toute l’année est un texte trouvé dans le journal « L’Impartial français » du 8 mai 1920.

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Le poète de Solliès-Ville
FRANCE

Le poète de Solliès-Ville

par JMS 20 décembre 2024

Le poète de Solliès-Ville est une histoire qui raconte le passé de ce village du Var.

 » Solliès-Ville, la ville aux deux soleils, aux deux soleils liés ! Ils sont dans les armoiries de l’antique cité féodale ces deux soleils symboliques et nul blason héraldique qui pût se glorifier de posséder de plus belles armes !…

On monte à Solliès-Ville par une route qu’on prend à Solliès-Farlède.

Elle allonge son ruban, la route grimpante, contre les flancs de la colline toute toisonnée de pins et de plantes rustiques ; elle s’élève graduellement ménageant des visions de plus en plus larges sur le plus radieux des décors.

Une petite chapelle délabrée ; et au tournant, tout le village apparaît brusquement.

C’est tout un échafaudement de bicoques vétustes, d’où se détache à la pointe même du roc le clocher carré de l’église romane surmonté de son campanile en fer forgé.

C’est en un pittoresque désordre, tout un amas de façades étagées, dont quelques-unes restaurées depuis peu, tranchent par la blancheur de leurs murs sur la teinte bise des autres…

Un vieil arceau, une porte en plein cintre, un caveau béant retiennent l’attention. Voici une placette rustique, ombragée de platanes gaillards, un bassin qu’alimente une fontaine roucoulante, des voûtes massives abritant un lavoir.

Dans l’ouverture d’un arc d’ogive s’encadrent le campanile et l’horloge.

Et les vieux remparts croulants, saurés et patinés par le hâle des âges, évoquent encore dans cette ambiance de quiétude agreste, des souvenirs d’épopée et des gestes héroïques.

Un salut en passant à la vénérable église romane et à son buffet d’orgue, le plus ancien de France.

Un salut au monument des tués à l’ennemi contre le mur de l’horloge ; et au médaillon du poète soldat, macaronique et galéjeur, Antonius Aréna, un enfant du pays.

Un salut à « l’Oustaou de Maurin », le logis du Maître Jean Aicard, célèbre poète provençal et romancier de l’Académie française, également maire du village.

Puis, une visite s’impose, au nord du plateau, aux vestiges imposants du château féodal des Forbin, transformés en un incomparable théâtre de la nature.

Ainsi, Solliès-Ville, depuis les inoubliables fêtes des 7 et 8 août 1920 et la venue de la Comédie Française, rayonne avec cette ruine superbe où fût jouée avec succès la pièce de Jean Aicard : Forbin de Solliès ou le Testament du roi René. »

Le poète de Solliès-Ville est un texte découvert dans le mensuel « Le Var illustré » de janvier 1921.

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Les Templiers de Comps
FRANCE

Les Templiers de Comps

par JMS 18 décembre 2024

Les Templiers de Comps est une histoire qui raconte le riche passé de ce village du Var.

 » Comps-sur-Artuby s’étage sur le flanc d’un coteau à 900 mètres d’altitude moyenne.

Le village se trouve sur la route de transhumance, suivie par d’innombrables troupeaux de moutons montant l’été des plaines de Provence vers les hauts pâturages des Alpes et descendant à l’automne vers la Camargue

L’histoire de Comps nous est inconnue avant le XIIème siècle.

Le pays, qui devait déjà avoir quelque importance à cette époque devint alors le siège d’une commanderie des Templiers ; ils y édifièrent, sur le coteau dominant le village, une église qui subsiste encore en bon état et a été classée comme monument historique.

Après l’abolition des Templiers, en 1312, Comps devint le chef-lieu d’une commanderie de l’Ordre de Malte, jouissant de revenus assez considérables.

Dans les premières années du XVIème siècle, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem devinrent les seuls seigneurs du pays.

Mais pendant le siècle précédent, au cours de la guerre entre Charles d’Anjou et Charles de Duras, qui se disputaient avec acharnement la succession de la reine Jeanne, Comps vit tomber les remparts qui l’entouraient, et qui étaient assez forts pour soutenir un long siège.

Le bourg fut également détruit, et les habitants allèrent s’établir dans la campagne, où ils bâtirent des hameaux.

Cependant quelques-uns vinrent à la paix relever la petite ville de ses ruines. elle fut bâtie en amphithéâtre sur le versant Sud du coteau aride de la chapelle des Templiers.

Actuellement, comme dans la plupart des communes de Provence, les habitants ont une tendance à descendre vers la plaine. »

Les Templiers de Comps est un texte trouvé dans le mensuel « Le Var illustré » de janvier 1921.

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Brigitte Bardot de Saint-Tropez
FRANCE

Brigitte Bardot de Saint-Tropez

par JMS 9 décembre 2024

Brigitte Barot de Saint-Tropez est un article qui reprend les paroles d’un chanson interprétée par Dario Moreno.

 » Brigitte Bardot, Bardot

Brigitte Bardot, bravo !

Aucune fille au monde

N’est aussi sympa que toi

Brigitte Bardot, Bardot

Brigitte Bardot, bravo !

Pour toi, toutes les secondes

Chaque homme a le cœur qui bat

Oh ! BB, BB, BB

Je connais beaucoup de femmes

Qui voudraient bien te ressembler

Mais aucune n’a, comme toi

Ce petit je ne sais quoi

Qui fait que c’est toi, BB

Qui seras toujours aimée

Il aurait fallu t’inventer

Si tu n’avais pas existé

Brigitte Bardot, Bardot

Brigitte Bardot, bravo !

Aucune fille au monde

N’est aussi sympa que toi « 

Brigitte Bardot de Saint-Tropez est un extrait des paroles d’une chanson écrite par Jean-Max Rivière sur une musique de Gérard Bourgeois.

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En train vers Saint-Tropez
FRANCE

En train vers Saint-Tropez

par JMS 30 octobre 2024

En train vers Saint-Tropez est une histoire qui raconte un temps révolu avec la disparition de la ligne du Sud.

 » Gare de La Foux : une halte charmante isolée au milieu de grands pins parasols.

Il y a là un croisement de voies. Un embranchement monte vers Grimaud ; un autre descend vers Saint-Tropez, tandis que la ligne principale continue vers Sainte-Maxime en contournant le golfe.

Nous quittons donc notre train miniature pour monter dans un autre non moins minuscule.

Sur cette ligne du Sud, d’ailleurs, tout semble avoir été conçu à une échelle réduite : locomotives, wagons, gares, tunnels ; et le trajet total est de cent kilomètres au plus…

Arrêt Bertaud ! Voici le fameux pin parasol que les cartes postales ont illustré à l’envi. Ce géant unique, heureusement épargné, s’impose à l’admiration par ses proportions colossales.

Que de jolies stationnettes graduent le parcours et dont les noms éveillent des suggestions bien provençales : « Oustalet deis Pescadous, La Bouillabaisse. Le Pilon… ».

Saint-Tropez est vers la pointe du golfe, exposé au levant.

Dès notre arrivée dans la vieille cité, nous avons l’impression de respirer une atmosphère très ancienne tout imprégnée de légendes, d’histoires, d’aventures maritimes.

Et cette impression là persiste en nous, se fortifie tandis que nous parcourons les rues étroites et fraîches aux noms bizarres et étrangement évocateurs, sous la protection de la citadelle.

C’est toute la gloire d’un passé épique que nous racontent les vieilles pierres saurées par les soleils des siècles, marinées par les embruns et les vents chargés de sel. »

En train vers Saint-Tropez est un texte découvert dans le mensuel « Le Var illustré » de janvier 1921.

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Louis XIV à Cotignac (2)
FRANCE

Louis XIV à Cotignac (2)

par JMS 23 octobre 2024

Louis XIV à Cotignac (2) est une histoire, en deux épisodes, qui raconte la venue du souuverain dans ce joli village du Var.

 » Vingt-deux années se passèrent, mais Anne d’Autriche n’oubliait pas son vœu, aussi, en 1660, le roi Louis XIV revenant d’Espagne et devant visiter les provinces du Midi de la France, elle s’empressa de se joindre à lui.

Le 21 février, dans la matinée, Louis XIV, accompagné de la reine-mère Anne d’Autriche, de son frère le duc d’Anjou, et de Mademoiselle, fille aînée de Gaston, duc d’Orléans. arriva à Notre-Dame de Grâces, par un chemin pavé dans toute son étendue, que la communauté de Cotignac avait fait construire à grands frais.

L’escorte se composait d’un détachement de mousquetaires et d’une quarantaine de gendarmes.

François de Simiane, successeur des Pontevès, comte de Carcès et baron de Cotignac, les consuls et les notables de la ville s’étaient donné rendez-vous sur le mont Verdaille.

Tous les alentours de la chapelle étaient occupés par les populations des environs, accourues de fort loin pour contempler le jeune et glorieux monarque.

Le prince fit présent à la Vierge du cordon bleu qu’il portait, et l’année suivante lui envoya son contrat de mariage et le traité des Pyrénées, magnifiquement reliés en un volume ; il y joignit son portrait et celui de la jeune reine.

De son côté, Anne d’Autriche fonda, sur sa cassette particulière, six messes pour être célébrées à perpétuité dans cette chapelle.

Avant de s’éloigner de Notre-Dame de Grâces, le roi accepta la collation que les consuls avaient fait préparer. Ce repas, qui fut servi par des jeunes filles, et où les confitures jouèrent un grand rôle, ne coûta que 36 livres.

Ensuite la cour reprit sa route.

A partir de cette époque, Notre-Dame de Grâces ne cessa d’être l’objet de la plus fervente dévotion, les pèlerins y venaient solennellement en procession, et ils étaient tellement nombreux qu’on fut souvent obligé de les loger par billets dans la commune. »

Louis XIV à Cotignac (2) est un texte trouvé dans la mensuel « Le Var illustré » de février 1921.

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Louis XIV à Cotignac (1)
FRANCE

Louis XIV à Cotignac (1)

par JMS 22 octobre 2024

Louis XIV à Cotignac (1) est une histoire, en deux épisodes, qui raconte la venue du souuverain dans ce joli village du Var.

 » Au Sud-Ouest de Cotignac s’élève le mont Verdaille.

Là, le 10 août de l’an de grâce 1519, d’après les anciens récits, la Vierge apparut à un bon cultivateur, nommé Jean de la Mire, et lui ordonna expressément d’aller dire aux habitants du pays qu’ils se rendissent en procession sur le lieu de l’apparition et qu’ils y bâtissent une église, sous le nom de Notre-Dame de Grâces.

La procession eut lieu, l’église fut bâtie, de nombreux ex-voto couvrirent bientôt les murs du nouveau sanctuaire, que deux ans après le pape Léon X honora de nombreuses et riches indulgences.

Mais la grande renommée de Notre-Dame de Grâces date de 1637.

Il y avait déjà 23 ans que Louis XIII était marié à Anne d’Autriche sans avoir la consolation d’être père, lorsque le frère Fiacre, Augustin déchaussé, demeurant à Paris, se mit en prière pour demander à Dieu la fécondité de la reine.

La Vierge apparut à ce religieux le 3 novembre 1637 et l’assura que ses prières étaient exaucées, mais elle ordonna que la reine lui fit trois neuvaines, dont l’une à Notre-Dame de Grâces, à Cotignac.

Après une enquête, menée par le cardinal de la Rochefoucault, le roi et la reine se décidèrent à faire les neuvaines ordonnées, mais à cette date, déjà, la promesse de la Vierge se réalisait et il était impossible de se mettre en route.

Louis XIII pria donc le frère Fiacre et le père Jean Chrysostôme, sous-prieur des Augustins déchaussés de Paris, de se rendre à Notre-Dame de Grâces et d’y accomplir le vœu de la reine. Louis XIV naquit le 5 septembre 1638 dix mois après la révélation. »

Louis XIV à Cotignac (1) se poursuit dans un second épisoe que vous pouvez lire en cliquant ICI.

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La source noyée de Bauduen
FRANCE

La source noyée de Bauduen

par JMS 21 octobre 2024

La source noyée de Bauduen est une histoire qui rappelle comment cette source a été recouverte par les eaux.

 » Autrefois, la célèbre source de Fontaine-l’Evêque, située au nord du Var, dans la vallée du Verdon attirait les touristes dans la commune de Bauduen.

La source de Fontaine-l’Evêque, ou mieux de Sorps pour l’appeler par son nom le plus ancien, du latin surgere sort en bouillonnant d’une grotte élevée seulement de 12 mètres au-dessus du Verdon, dans laquelle elle va se jeter après un parcours de 900 mètres ; par son débit moyen de 5.000 litres à la seconde c’est une des plus importantes de France.

Les Romains, grands amateurs d’eaux limpides, connaissaient cette source ; ils y avaient établi une station de la grande voie romaine de Fréjus à Riez, et qui franchissait, près de là, le Verdon, à l’entrée des gorges de Baudinard, où subsiste encore une culée du pont antique.

Au XIIIème siècle. Foulque de Reille, évêque de Riez, fit édifier à Sorps, un monastère pour cent religieuses, sous l’invocation de Ste-Catherine ; l’on peut voir encore les ruines de la chapelle sur un mamelon dominant la source. Plus tard il y installa des chanoines réguliers et fit construire un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à St-Jacques-de-Compostelle en suivant l’ancienne voie romaine.

Au XVème siècle les guerres et les inondations du Verdon ruinèrent le monastère, qui fut abandonné en 1545 ; il ne subsista plus qu’un refuge pour les voyageurs.

En 1632 Louis Doni d’Attichy, évêque de Riez et’ ami de la solitude, fit construire dans l’ilot formé par les deux branches de la source une riche maison de plaisance, dont il ne reste actuellement qu’un portail couvert de lierre et deux ponceaux ; de cette époque seulement date la dénomination de Fontaine-l’Evêque, que l’on devrait appeler plus correctement : la Fontaine-l’Evêque.

Les successeurs de Doni d’Attichv ayant négligé d’entretenir la villa de Sorps, une crue violente du Verdon rompit les digues destinées à protéger le domaine, la rivière atteignit jusqu’aux rochers de la source et tout fut détruit.

La source de Sorps fût aussi utilisée pour faire tourner la roue d’un modeste moulin, où le touriste peut d’ailleurs trouver à déjeuner dans un site charmant. »

La fontaine noyée de Bauduen est un texte surgit de la revue « Le Var illustré » de janvier 1921.

En 1974, la fontaine et le hameau de Fontaine-l’Evêque qui dépendait de la commune de Beauduin ont été recouverts par la mise en eau du barrage de Sainte-Croix par EDF.

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