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JMS

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Destruction du couvent du Bon-Pasteur à Nice
FRANCE

Destruction du couvent du Bon-Pasteur à Nice

par JMS 25 mai 2021

Destruction du couvent du Bon-Pasteur à Nice raconte comment cet édifice a dû laisser la place à un projet d’urbanisme.

 » Demain, à Nice, ce sera au tour du couvent du Bon-Pasteur d’être démoli.

Cette vieille construction, qui s’élève à l’ombre de l’église Saint-Pierre-d’Arène, fut convertie, sous l’épiscopat de Mgr Galvano, en maison d’éducation pour les jeunes filles.

Depuis, chaque année elle reçoit un nombre considérable d’élèves et aussi de « Madeleines » repentantes, qui veulent reprendre le bon chemin.

Nous avons fait une dernière visite au Bon-Pasteur.

Tandis qu’au dehors, dans l’avenue, bruyante et sur les arbres en fleurs la chaleur s’apesantit, dans le vieux cloître une fraîcheur de sous-bois règne traversée par un léger parfum d’encens.

Là-bas, au fond du couloir orné d’images saintes, un murmure vague s’entend : ce sont les jeunes filles recluses qui prient.

Tout à l’heure, elles commenceront leurs travaux coutumiers.

Un tintement de clochette, une ampoule électrique dans le parloir étroit où nous attendons s’allume et tout aussitôt une grille s’entrouvre lentement et à travers les mailles serrées d’une autre grille une apparition blanche se dessine.

La Supérieure du Bon-Pasteur a bien voulu nous recevoir. Elle regrette le départ de cette maison où déjà tant de bien a pu être fait.

Prochainement donc le Bon-Pasteur sera démoli et les religieuses et leurs élèves s’en iront habiter à Cannes. »

Destruction du couvent du Bon-Pasteur à Nice est un reportage du journal  » L’Eclaireur de Nice  » du 3 juillet 1921.

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La procession aux limaces de Gorbio
FRANCE

La procession aux limaces de Gorbio

par JMS 24 mai 2021

La procession aux limaces de Gorbio raconte un événement traditionnel qui éclaire chaque année les nuits du village.

« Dans le village de Gorbio, à quelques kilomètres de Menton, se déroule en juin, le premier dimanche après la Fête-Dieu, la Procession aux limaces.

Les ruelles et les maisons sont uniquement éclairées le soir par les flammes d’une huile brûlant dans une multitude de coquilles d’escargots de Bourgogne.

Escargots à Gorbio

La procession est conduite par les Pénitents Blancs du village et d’autres confréries des communes voisines, puis vient le curé portant le Saint Sacrement.

Les jeunes du village allument les mèches disposées dans l’huile d’olive contenues dans les coquilles, elles-mêmes fixées sur le bord des fenêtres, des trottoirs, des escaliers ou des toitures basses sur un lit de sable ou d’argile tendre.

L’origine de cette fête reste incertaine et deux thèses différentes tentent de donner une explication.

L’une rappellerait la journée du 6 juin 1538, lorsque le pape Paul III vint à Nice pour tâcher de réconcilier François 1er et Charles Quint, ennemis acharnés. Par prudence, les deux souverains restèrent aux environs de Nice et en se virent pas. Ce fut le pape qui s’entremit et obtint une trêve de dix ans entre les deux ennemis.

Procession ancestrale à Gorbio

La Souverain Pontife fut reçu par les Niçois avec des manifestations de joie et des lampes à huile disposées tout au long de son trajet, ces dernières constituées de coquilles d’escargots.

On dit aussi que ce serait une façon d’honorer Charles-Quint qui aurait visité Gorbio.

L’autre thèse pourrait être une prolongation d’une manifestation païenne où l’on sollicitait la venue de la pluie avant l’été.

L’escargot, symbole de temps humide, était disposé face au ciel afin de provoquer des pluies bénéfiques. »

La procession aux limaces de Gorbio est un extrait du « Bulletin de la Société d’émulation de l’arrondissement de Montargis » de juillet 2000.

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Le Comité des fêtes du Carnaval de Nice
FRANCE

Le Comité des fêtes du Carnaval de Nice

par JMS 21 mai 2021

Le Comité des Fêtes du Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice. 

 » Dans une réunion tenue à la Mairie, sous la présidence de M. Raynaud, maire, et à laquelle assistaient les principales notabilités de la colonie étrangère et de la société niçoise, le Comité des fêtes du Carnaval de Nice se constitua ainsi qu’il suit :

Président : le Comte Caravadossi d’Aspremont. Vice-Présidents : MM. John de Lewin, Jules Randoîn et Berthier.

Secrétaires : MM. Andriot Saëtone et Léonard Rosy.

Trésorier : M. Arthur Avigdor, banquier.

Membres de la Commission : MM. Emile Audiffret, baron Edmond d’Halt, Alfred Boreel, Comte R. Diesbach, John Freeman, Louis Giraud, Maurice Gros, Prince Ruffo della Scaletta, Comte Solaro del Borgo, Capitaine Stoks-Boyd, Thompson-Chamcey et Colonel Zazetsky.

Rôle du Comité des Fêtes

Voici, en substance, comment le Comité définit son rôle et son but :

« Tout d’abord, il s’agit d’assurer au monde une grande fête de détente et de repos en hiver. Cette fête ne peut avoir pour cadre que Nice, capitale de la Côte d’Azur où le climat propice, le soleil toujours brillant, le ciel toujours bleu et les jardins toujours prodigues de fleurs, permettent le déploiement en plein air, des fantaisies et des séductions d’un Carnaval sans pareil.

Mais il faut pendant ces fêtes penser aux malheureux, pour avoir plus de cœur à s’amuser.

Le produit des fêtes sera entièrement consacré à secourir les pauvres de la ville. »

Un Carnaval de Nice charitable

C’est donc une pensée de charité qui présida à la constitution du Comité et qui anima les organisateurs de nos réjouissances carnavalesques durant de nombreuses années.

Un appel dans ce sens fut adressé à la colonie étrangère. Nos hôtes les plus distingués y répondirent par une adhésion généreuse et sympathique. »

Le Comité des Fêtes du carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Le programme du Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Au temps de la Bourgada de Nice
FRANCE

Au temps de la Bourgada de Nice

par JMS 20 mai 2021

Au temps de la Bourgada de Nice rappelle qu’il existait un quartier populaire sur la rive droite du Paillon.

Le quartier populaire de la Bourgada

 » Les vieux Niçois, qui se promènent à petits pas sur le quai Saint-Jean-Baptiste, évoquent-ils le souvenir de l’antique bourgada qui se trouvait là et que de belles et larges avenues ont remplacé ?

Ce faubourg étroit, pittoresque, fort curieux, était une artère animée, bien vivante dans notre enfance.

Le Pont-Neuf franchi, on passait à droite devant la maison Tiranty, le modeste hôtel Chauvain d’alors, on descendait un escalier de bois et l’on entrait dans la bourgada.

Le long du Paillon, un mur peu élevé, dégradé par endroits, ne protégeait des violences du Paillon ni la chaussée en contre-bas ni les habitations.

Sur la voie étroite, sans cesse un va-et-vient de mulets ornés du cascaveù et la petite croix de cuivre aux œillères, de charrettes, de brouettes, de charretons.

Tout cela, véhicules, bâts chargés outre mesure, défilait dans la poussière au milieu des cris des conducteurs, du claquement strident des fouets, des braiments désespérés des bourriques.

On se garait sous les portes, dans les boutiques.

Le temps révolu de la Bourgada à Nice

La bourgada était une sorte de trait d’union de Saint-Pons, Saint-André, Falicon, etc., et la ville.Le commerce y était actif.

Néanmoins, on n’y voyait que deux ou trois maisons de belle apparence, celles de Gent, Carlone, aux vastes et superbes appartements loués quatre ou cinq cents francs l’an!

Dans l’une de ces maisons, au numéro 21 — extrémité du Grand-Hôtel — est né Masséna, le 6 mai 1758.

Quel contraste entre ces palais et leurs entours ! Des masures d’ouvriers, des échoppes, des réduits de toute sorte, des greniers à foin, des maréchaleries, une brasserie, une teinturerie, de nombreuses épiceries où s’amoncelaient dans un savant désordre des tas de comestibles. »

Nous étions en… 1859.

Ces souvenirs d’enfance repris dans Au temps de la Bourgada de Nice sont issus du journal  » L’Eclaireur de Nice  » du 30 Octobre  1921.

Une esplanade de la Bourgada existe à Nice depuis 2012.

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Eloge d'Albert 1er de Monaco
MONACO

Eloge d’Albert 1er de Monaco

par JMS 19 mai 2021

Eloge d’Albert 1er de Monaco est un texte issu d’un journal satirique français qui se révèle plein de respect pour le prince savant.

« On a beau dire tout ce que l’on voudra, les moralistes pourront épiloguer tant qu’ils le désireront, la mort d’Albert, prince de Monaco, créera un grand vide dans le monde scientifique.

C’est entendu ! Il retirait ses revenus de la roulette et du trente et quarante, source impure!

Mais combien il y a-t-il, au monde, de sources impures, auxquelles une infinité de gens que nous reverrons,

s’alimentent ?

Albert, lui, au moins, purifiait son argent en le faisant servir à quelque chose d’utile.

On crut lui faire honneur en le nommant de l’Institut, et lui-même crut à cet honneur. 

En réalité, pour une fois, l’Institut s’honora en l’élisant.

Le prince de Monaco était aussi un homme spirituel.

Quand, au début de la guerre quelques imbéciles lui reprochèrent d’avoir dîné chez Guillaume II, il eut un mot — mot encore inédit — qui avait une certaine saveur :

S’il fallait que j’en veuille, à tous les aubergistes chez qui j’ai mal dîné ! « 

Eloge d’Albert 1er de Monaco est tiré du « Journal Amusant » du 8 juillet 1922. On rappellera que le souverain était décédé le 26 juin 1922. Il est le créateur du musée océanographique de Monaco.

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Anatole France au Cap d'Antibes
FRANCE

Anatole France au Cap d’Antibes

par JMS 18 mai 2021

Anatole France au Cap d’Antibes relate la rencontre de Fernand de Caigny avec l’écrivain qui séjournait à l’Hôtel du Cap.

 » Rarement l’attribution du Prix Nobel a soulevé, dans le monde entier, autant d’unanime satisfaction.

Pourquoi cette infinie et chaude ferveur qui enveloppe la personnalité de l’illustre lauréat ?

Anatole France donne lui-même la réponse par cette phrase limpide et vraiment évangélique :

« Les hommes doivent se donner pour règle l’indulgence et la bonté ».

Et, je le sais pour l’avoir éprouvé, lorsqu’il me fit l’honneur de me recevoir, en ces admirables jardins du Cap d’Antibes, en l’ancienne Maison du Soleil fondée par H. de Villemessant, devenue l’Hôtel du Cap.

« Chacun, dès l’accueil, écrit M. Michel Corday, reçoit de lui le mot espéré, le mot qui dilate le cœur. Son plaisir est de faire plaisir. Et puis, il possède le don si rare d’écouter. Le plus timide débutant, le plus obscur interlocuteur sont assurés de son attention. »

Rien ne dit plus et mieux l’indicible impression que fait le maître à ceux qu’il écoute avec cette indulgence infinie qui est sa règle.

Il se penche et semble vous écouter avec le regard attentif de son œil qui, soudain, brille de plaisir et d’intérêt.

Anatole France au Cap d’Antibes est un relation qui figure dans le journal  » L’Eclaireur du dimanche  » du 27 novembre 1921.

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La mer mange la terre à Nice
FRANCE

La mer mange la terre à Nice

par JMS 17 mai 2021

La mer mange la terre à Nice rappelle que l’érosion est un phénomène naturel qui existe depuis longtemps.

La terre érodée par la mer

 » Au fond de l’anse de Saint-Jean existe un récif connu sous le nom de Peira-Fourniga.

Tous les pécheurs qui l’habitent attestent que la mer empiète depuis longtemps sur ce massif, et que l’onde marine recouvre maintenant un long espace de terrain où jadis la culture des oliviers et des caroubiers était en pleine vigueur.

Beaulieu offre sur ses bords le même phénomène, et la mer continue à détruire le récif jadis élevé en digue et en talus.

Toutes les grottes sises dans le calcaire compacte de la partie méridionale du Mont Boron sur le rivage de la mer étaient naguère à sec et l’on s’y rendait facilement par terre. Maintenant elles se trouvent toutes recouvertes par les eaux de la mer.

Sur le bord oriental, entre le port de Nice et le pied de la montagne de Mont Boron, dans l’endroit appelé le Lazaret, un enfoncement se forme depuis vingt-cinq années, et s’accroît à vue d’œil.

Des vestiges sous la mer

D’anciennes murailles construites pour des enclos voisins sont maintenant renversées dans la mer, et recouvertes en certaines parties par les eaux à peu de profondeur, tandis que d’autres parties offrent encore leur surface à la superficie.

Pendant la construction du port de Nice, des restes de canaux assez bien conservés furent trouvés dans des endroits beaucoup inférieurs au niveau des eaux marines d’alors, lesquelles n’ont fait ensuite que se relever davantage.

Vers l’embouchure du Var, sur le coin de la terre ferme du côté de Nice, était une habitation qui, peu à peu a été submergée, et a fini par disparaître totalement. Des marins assurent même que les restes se voient sous l’eau, pendant le calme d’été.

Près d’Antibes même, entre le port et le fort Carré, des ruines de vieilles bâtisses et de gros massifs de maçonnerie qu’on croit d’anciens tombeaux sont couverts par les eaux, et on les revoit encore dans les basses marées. »

La mer mange la terre à Nice est un extrait du livre  » Histoire naturelle des principales productions de l’Europe méridionale  » d’Antoine Risso, édité en… 1826.

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En Vogue avec Van Cleef et Arpels. 1939.
MONACO

En Vogue avec Van Cleef et Arpels. 1939.

par JMS 15 mai 2021
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FRANCE

Vogue du chapeau avec voilette.1940.

par JMS 14 mai 2021
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L'âme du Carnaval de Nice
FRANCE

L’âme du Carnaval de Nice

par JMS 14 mai 2021

L’âme du Carnaval de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice. 

 » Dès 1873, des notabilités s’organisent pour rénover le Carnaval de Nice et lui donner une vie nouvelle.

L’idée d’une réorganisation générale revient à M. Andriot Saëtone, qui fut l’âme créatrice du Carnaval de Nice.

Il demeura son infatigable animateur jusqu’au moment de sa mort qui survint le 31 mars 1889, au moment où les dernières fusées du feu d’artifice annonçaient la fin des réjouissances de la Mi-Carême.

Andriot Saëtone était consul de Grèce et inspecteur du service des enfants assistés à la Préfecture des Alpes-Maritimes.

Il appartenait à une honorable famille niçoise. Il vit tout de suite l’importance que les fêtes du Carnaval, judicieusement réglementées, prendraient à Nice, avec le concours de la colonie étrangère.

En collaboration avec le Comte de Barrême et le Comte de Cessoles qu’il gagna à son idée, et avec l’appui de l’administration municipale, il fonde un Comité des fêtes.

On a dit que l’entente ne se fit réellement que trois semaines avant le Dimanche-Gras. Quoi qu’il en soit, ce court espace de temps suffit pour mettre sur pied tout un programme qui sert encore de cadre à nos fêtes actuelles. »

L’âme du Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode « Le Comités des fêtes du Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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